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Mardi 1 février
2011,
Après un gros
après-midi de
magasinage, les
filles, encore
sur le décalage
horaire et
alourdies par la
chaleur
écrasante de la
ville, avaient
peine à
avancer... Nous
sommes donc
arrêtées dans un
petit kiosque
typique pour
prendre un
Smotie fait de
fruits locaux :
annanas, fraise,
banane, lime...
Un délice que
nous avons
dégusté à
l'ombre d'une
petite terrasse,
le temps de
reprendre des
forces... Les
ferrys qui
partent de
Charlotte-Amalie
débarquent des
centaines de
touristes à un
rythme régulier
donnant à ville
un air de fête
continuel...
Dans le parc, au
coeur de la
ville, des
artisants
présentaient
leurs oeuvres :
des paniers
tressés avec des
feuilles de
bananiers, des
sculptures de
bois, des
bijoux, des
savons fait à la
main, des
peintures, des
petites poupées
Voodou, etc. Les
gens sont très
accueillants et
prennent le
temps de vous
saluer, de
discuter avec
vous... Le temps
semble arrêté
sur cette Ile
dont le petit
village de 400
habitants s'est
développé autour
d'une plage
offrant une vue
magnifique sur
la mer...
Nous avions
rendez-vous à
16h, avec les
gars, au quai
des douanes.
Après un diner
copieux sur la
terrasse du Lime
Light, ils sont
partis de leur
coté, avec leur
gros sac de
tennis, pour
rejoindre le
West End Resort
qui offrait des
courts de tennis
à 20 $ l'heure.
Pour se rendre
dans cette baie,
plus à l'ouest,
ils ont pris un
taxi mais en
arrivant au
Resort, personne
ne leur a posé
de question et
ils sont passés
inaperçu au
travers des
clients de
l'hotel. Ils ont
donc joué au
tennis pendant
deux heures
gratuitement et,
par la suite,
ont bu quelques
drinks sur la
terrasse de
l'hotel,
profitant de la
piscine et du
jaccuzi. Puis,
ils sont revenus
à pied et c'est
par hasard que
nous les avons
rencontré alors
que nous
terminions notre
magasinage...
J'appelle Daniel
au VHF afin
qu'il revienne
nous chercher en
dinghy. Il est
16h. Daniel aura
passé la journée
à démonter son
guindeau pour
s'apercevoir que
le ressort et
une autre pièce
étaient cassés.
Il a donc
commandé la
pièce que nous
récupèrerons à
Nanny Cay Marina
lors de notre
passage. |
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Au retour,
tous les jeunes
sautent à l'eau
et s'en vont à
la plage. Ils
reviendront
rapidement et
les gars
commenceront la
préparation des
Pinas Colada au
blender pendant
que les filles
commenceront le
souper :
brochettes de
crevettes au
rhum, à la
mangue et à la
lime ainsi
qu'une grosse
salade remplie
de légumes et de
fromage. Nos
jeunes sont
comme des grands
ados et ils
mangent avec un
appétit vorace
et avec
gourmandise.
C'est incroyable
de voir à quel
point ils sont
gourmands et
gourmets et je
vais devoir me
dépasser pour
les
satisfaire...
Il est 8h30.
Tout le monde
est debout et se
baignent. Après
avoir payé notre
mooring, nous
partirons vers
Trump Bay car
les gars se sont
informés hier
auprès des
locaux qui
disent tous que
c'est là qu'on
trouve des
langoustes... Et
comme ce sont
eux qui font le
souper ce soir,
le défi est
lancé...
Silvie
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Mercredi 2
février 2011,
hier, après
avoir quitté la
magnifique plage
de Canell Bay,
sous un soleil
plutôt timide,
nous avons longé
la côte de
St-John et passé
devant les plus
belles plages de
l'île. Mais
malgré la beauté
invitante des
plages, les
jeunes avaient
plutôt envie de
faire de la
voile, aussi,
ils se sont
contentés de
prendre des
photos et
d'admirer le
paysage.
Nous sommes
arrivés à
Francis Bay sur
l'heure du diner
et j'ai préparé
des crêpes au
sirop d'érable
qu'ils ont mangé
joyeusement
dehors, sous le
soleil qui était
réapparu. Puis,
nous sommes
repartis à voile
en direction de
John Van Dyke où
nous avons taqué
pendant des
heures sous un
beau vent
régulier de 15
noeuds. Babord
amure, tribord
amure, babord
amure, c'était
de la belle
voile et les
jeunes, assis
sur le pont,
jasaient, tout
en prenant du
soleil.
Puis, vers 16
heures, nous
sommes rentrés à
Soper's Hole
pour faire les
douanes,
signalant ainsi
notre arrivée
des les Vierges
Britanniques.
COmme Daniel
avait déjà
rempli tous les
papiers, ce fut
une affaire de 5
minutes.
Ensuite, tout le
monde est
descendu à terre
pour visiter les
petites
boutiques du
coin et refaire
une petite
épicerie...
En soirée,
JOnathan qui
s'était procuré
un guide des
Iles Vierges, a
suggéré d'aller
manger au Jolly
Jumper, un
restaurant local
situé à gauche
des douanes et
qui sont
renommés pour
leur BBQ, comme
étant le
meilleur des
Vierges... Nous
sommes donc
partis en dinghy
pour accoster
sur la terrase
déjà remplie et
sous l'odeur de
fumée grasse de
l'immense B-B-Q
rempli de
homards et de
ribs, nous avons
commandé la
spécialité, soit
des Ribs, qui
étaient vraiment
délicieux,
abondamment
arrosés d'une
sauce locale et
présentés avec
des alumettes de
légumes et
salade de choux
!
Ce matin, grosse
tempète de neige
aux USA. 17
pouces de poudre
blanche qui
paralisera la
cote est des
états-Unis. Je
savoure le beau
soleil qui monte
dans le ciel et
la douce
température des
Vierges... Comme
on est bien ici,
au chaud !
10h. Nous
partons vers
Josh Van Dyke.
Les jeunes
veulent visiter
un site qu'on
appelle LES
BUBBLES, un
genre de spa
naturel et un
bar renommé pour
ses Beach
Party... C'est
parti !
Silvie
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Jeudi le 3
février 2011,
Hier, la journée
était splendide
et la courte
traversée fut
très agréable
avec un beau
vent d'Alizés de
15 noeuds.
Babord amure,
sous grand-voile
et génois, on
roulait à 6.7
noeuds sous un
soleil qui
jouait à la
cachette avec
les nuages, dans
une mer plutôt
tranquille. Au
grand regret de
Pierre-Yves,
aucun poisson
n'a mordu à la
ligne. En
approche de Josh
Van Dyke, la
magnifique Sandy
Cay, une petite
ile de sable
blanc, se
détache et offre
un spectable
invitant. Mais
comme Josh Van
Dyke n'offre que
dix moorings et
que déjà 9
voiliers sont
accrochés dans
la baie, nous
sommes allés
directement
attraper le
dernier. COmme
par magie, le
soleil est
revenu et la
baie pris des
teintes
dégradées de
turquoise à
émeraude. Les
jeunes avaient
très hâte de
descendre et,
sans plus
attendre, Daniel
est allé les
reconduire au
quai à dinghy,
au fond de la
baie.
Au retour,
Daniel et moi
avons mis nos
masques et tubas
pour plonger
dans l'eau
chaude à la
recherche des
coraux que nous
avons découverts
le long des
parois rocheuses
à droite de la
baie... De beaux
bancs de
poissons de
toutes les
couleurs nagent
autour de nous,
comme habitués à
la présence des
humains. Pendant
ce temps, les
jeunes ont
marché le long
d'un petit
sentier pour
aboutir à un
endroit appelé
BUBBLE. Il
s'agit d'un
bassin naturel
creusé à même
une faille dans
la roche et qui
reçoit le remous
des vagues de
l'océan, créant
un jaccuzi
naturel. Les
jeunes ont adoré
l'endroit et ils
ont passé près
de deux heures
dans l'eau
tourbillonnante.
Quant à nous, à
peine notre
plongée
terminée, les
gars nous
appelaient au
VHF afin que
Daniel aille les
récupérer au
quai. |
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Puis,
infatiguables,
ils désiraient
se rendre à
l'ile de sable,
Sandy Cay et
Daniel est parti
les reconduire
par groupe de
deux. Pendant ce
temps, je
prépare les
brochettes de
poulet Tandori
et j'y ajoute
une bonne rasade
de sauce
piquante. Puis,
je prépare des
patates à l'ail
et aux herbes de
provence qui
rotiront au four
avec les
brochettes. Les
jeunes
reviennent
enchantés de
leur journée et
déjà l'odeur des
épices rempli le
carré. Jonathan
met la table,
Anick prépare
une salade et
Marie-Joelle du
pain à l'ail.
Pierre-Yves fera
la vaisselle.
Quel beau souper
! Nous avons
beaucoup ri. De
plus, sur notre
porte de
chambre, il y a
une petite
affiche qui dit
que le capitaine
peut célébrer
des mariages
mais pour la
durée du séjour
seulement. On
décide donc
d'organiser le
mariage de
Jonathan et de
Marie-Joelle qui
sera célébré
dans deux jours
à Anégada.
Ce matin, gros
soleil sur Josh
Van Dyke mais
nos jeunes ont
la bougeotte et
veulent faire de
la voile en
passant par
l'extérieur des
iles plutôt que
par l'intérieur.
Daniel les
informe que nous
serons au près
serré et que
cela risque de
brasser mais
rien ne les
arrête. Nous
partons donc à
l'envers du
trajet habituel
pour nous rendre
à Virgin Gorda,
à Sabah ROck...
Un ris dans la
grand-voile, le
génois roulé sur
un quart et le
bateau part en
flèche, roulant
et tanguant
entre les
vagues. Toute la
nuit, le vent a
hurlé et ce
matin, il siffle
à 18 noeuds. Des
moutons blancs
coiffent des
vagues courtes
de 2 mètres...Ça
brasse mais les
gars adorent
cela et même en
passant devant
la magnifique
plage de Guyana,
ils veulent
veulent
continuer à
faire route...
Profitant de
l'acalmie
qu'offre le
chenail
permettant,
entre deux iles,
de rejoindre Sir
Drake Channel,
les filles
descendent
préparer un
goûter : humus,
pitas, crudités,
fromages et
salami... On
mange avec
appétit dans le
cockpit en
regardant
défiler Trellis
Bay et
l'aéroport de
Tortola. On
passe devant
Great Dog et on
met le cap vers
Les Baths...
Tribord amure,
babord amure, on
avance en
taquant et le
temps file... Il
est 16h quand on
accroche enfin
un mooring
devant Sabhat
Rock et tout le
monde semble
bien content
d'arriver...
Ce soir, nous
souperons à
terre. Après
cette longue
traversée,
personne n'a
envie de
cuisiner et de
plus, tout le
monde a envie de
visiter le
Resort. Mais en
attendant, c'est
l'heure du drink
!
Daniel |
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Vendredi 4
février 2011,
Hier soir, après
quelques drinks
pris dans le
cockpit, la tête
encore remplie
de vents du
large, tout le
monde était de
bien bonne
humeur mais,
devant la beauté
du décor
environnant, ils
avaient tous
hâte de
descendre à
terre pour
visiter le
Ressort Bitter
End, ainsi que
le Saba Rock
restaurant et
c'est dans la
nuit noire que
nous sommes
partis en dinghy
pour d'abord
payer notre
mooring à Saba
Rock, lire le
menu dont le
plat le moins
cher frôlait les
40 $, visiter la
petite plage
adjacente pour
finalement
décider qu'une
bonne pizza, au
Bistro de Bitter
End, ferait
l'affaire...
Retour dans le
dinghy et départ
vers Bitter End,
de l'autre coté
de l'ile
flottante du
magnifique Saba
Rock...
Enfin à terre,
les fesses un
peu mouillées
par les vagues
qui passent
par-dessus les
boudins du
dinghy, lequel
est rempli à
pleine capacité
avec 6 personnes
à bord. Bitter
End est
magnifique, sous
les petites
lumières
d'ambiance qui
éclairent les
petites
boutiques encore
ouvertes, les
sentiers
joliment
aménagés, le
grand resto
confortable, le
cinéma en plein
air qui présente
un film
d'animation pour
enfants, les
aménagements où
s'empilent les
planches à
voile, kayack et
petits voiliers
à louer... On
marche jusqu'au
bistrop et les
jeunes sont
émerveillés de
la beauté des
lieux et
promettent de
revenir de
clarté demain...
Le souper est
délicieux et peu
dispendieux.
L'ambiance est
joyeuse mais
tout le monde
est bien calme
après cette
longue traversée
dont tous disent
que ce fut une
superbe journée
et que ce sont
leurs plus
belles vacances.
En tout cas,
chose sûre,
personne n'a le
mal de mer et
tous adorent
faire de la
voile...
Cette nuit, il a
venté très fort,
près de 30
noeuds, et la
pluie est tombée
fortement,
faisant brasser
le voilier de
gauche à
droite... Les
jeunes ont passé
la nuit à ouvrir
et fermer les
écoutilles et
n'ont guère
dormis. À un
certain moment,
le vent était si
puissant que
j'ai crains que
nous partions
avec le mooring
mais il a tenu
bon. Ouf ! Ce
matin, le vent a
baissé à 20
noeuds et la
baie est remplie
de moutons
blancs mais le
ciel est bleu et
le soleil est
brillant,
donnant à la
baie un air
mouvementé.
Jonathan, qui
s'est procuré un
guide des
Vierges avant
d'arriver,
savait déjà
qu'un court de
tennis se
trouvait à la
marina Leverick,
de l'autre coté
de la baie. Nos
deux jeunes
hommes ont donc
envie,
aujourd'hui, de
reprendre le
match gagné par
Jonathan à Cruiz
Bay.
En prenant un
mooring à Saba
Rock, nous avons
droit à 250
gallons d'eau et
un sac de glace,
ce qui nous
permettra de
remplir nos
réservoirs
presque vides.
Dans le cockpit,
sous le banc du
barreur à
babord, se
trouve un gros
cooler qui
contient les
boissons de la
journée : eau,
bière, vin,
liqueurs... La
glace fond vite
sous la chaleur
des Caraîbes et
tous les jours,
nous devons en
rajouter afin
que tout reste
bien frais...
À Liverick, il y
a une belle
épicerie où nous
referons aussi
le plein de
nourriture car
le stock baisse
rapidement avec
ces jeunes
affamés...
Jonathan
propose, pour
diner, de faire
un sushi avec le
petit thon pêché
hier. En soirée,
ce sera des
tacos.
Nous passerons
la journée et la
nuit ici à
Virgin Gorda où
la connection
internet est
parfaite et
offerte
gratuitement par
Saba Rock.
Demain, dès
l'aube, nous
partirons vers à
Anegada, à 12
milles d'ici.
Mais en
attendant, la
journée ne fait
que commencer
et, avec ce
vent, elle
démarre sur des
chapeaux de
roues...
Voici les
commentaires de
nos deux perles
:
Nous avons fait
une belle
découverte hier
:
C'est officiel
nous sommes de
véritables
matelots :) ! La
traversée d'hier
non seulement
nous a permis
d'admirer les
paysages
luxuriants aux
hautes îles
vertes et
entourées d'eau
turquoise mais
aussi nous a
offert la chance
unique d'être
enfin
convaincues que
malgré les vents
de 15 à 20
noeuds et les
vagues de 2
mètres nous
apprécions
encore plus
notre aventure
en mer. En
réalité, nos
vacances sont
plus que des
vacances, mais
bien un mode de
vie qui nous
plait à
merveille.
P.S. rien n'est
certain quant au
retour des
matelots à leurs
quotidien
gatinois ;)
Anick et
Marie-Jo
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Samedi le 5
février 2011,
Aujourd'hui, je
laisse Anick et
Marie-Jo écrire
le récit de la
journée, celle
d'hier et celle
d'aujourd'hui...
Aujourd'hui,
quelle
découverte !
Nous avons
marché dans les
sentiers
escarpés de la
magnifique
montange de
Virgin Gorda,
sous un soleil
brillant, une
légère brise
rafraîchissante
nous permettant
d'avancer encore
et encore. Au
sommet de la
montagne, une
petite hutte au
toit pointu
semblait nous
attendre, nous
inspirant pour
une séance de
Forest Yoga,
pendant que les
gars
s'assuraient de
capter à la
caméra cet
instant magique.
En retournant
vers la plage,
un petit bar
ouvert offrait
au menu du jour
des Mangos
Colada, une
boisson ultra
onctueuse faite
de mangues, de
rhum, de lait de
coco,
merveilleusement
fruitée et
simplement
délectable que
nous avons
savouré avec
passion, à
quelques
reprises,
confortablement
installées sur
une plage
totalement
déserte, devant
une mer
turquoise,
translucide et
invitant à la
baignade...
C'était une
journée
magnifique,
autant parce que
le soleil
brillait de tous
ses feux, qu'à
cause de la
nature qui
fleurissait tout
autour de nous.
Des mangolias
géants, des
plumérias, des
bouginvilliers
de toutes les
couleurs, plein
de cactus
multiples et
variés.. La
nature était
luxuriante ! Nos
yeux ainsi que
nos âmes en ont
eu pour leur
compte ! Alors,
la journée top
du top, nous
l'avons vécu ici
même à Virgin
Gorda et nous en
conserverons un
souvenir
mémorable.
De retour au
voilier, nous
dinons
rapidement. Il
nous tarde de
retourner à la
plage. Daniel
nous reconduit
pendant que les
gars s'aprête à
cuisiner le
petit thon
attrapé la
veille. Jonathan
fera cuire les
filets en
Tataki, c'est à
dire que le
poisson sera
saisit très
rapidement sur
une poêle très
chaude afin
qu'il saisisse à
l'extérieur mais
soit cru à
l'intérieur. Une
petite sauce
faite de Wasabi,
soya et graines
de sésame
enveloppera le
tout. Ce fut
exquis ! |
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Pendant ce
temps, nous
sommes étendues
comme des carpes
au soleil, sur
les confortables
chaises
rembourrées du
Resort et nous
écoutons le
clapot des
vagues qui se
brisent sur la
plage de sable
blanc. Retour au
voilier, souper
de tacos et
planification de
la suite des
vacances...
Après de
nombreux
échanges et
discussions,
nous en sommes
arrivées à une
conclusion qui
fera le bonheur
de tout le monde
: Nous avons
décidé de nous
la couler douce,
encore et
encore...
Demain, cap vers
Anegada, cette
ile lointaine et
plate, entourée
de plages à
perte de vue, de
coraux parsemés
de langoustes,
de lagons
remplis de
flamands
roses... Des
expériences
transcendentales
de snorkelling
nous y attendent
! À suivre
demain !
Anick & Marie-Jo |
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Samedi le 5
février 2011,
hier soir, les
filles ont
établit
l'horaire du
reste de leurs
vacances, à
quelques heures
près... En
soumettant leur
projet à leurs
chums, ceux-ci
leur ont
gentiment
rappelé qu'ils
étaient en
vacances et que
l'horaire
semblait un peu
trop chargé...
Elles ont donc
laissé tomber
Ste-Croix, une
ile vierge
Américaine sitée
environ à 40
milles de
West-End, une
traversée de 8h
sous des vents
portant qui leur
aurait volé deux
jours de
vacances et
enlevé la chance
unique de
visiter
l'intérieur des
Vierges et de
profiter des
endroits
merveilleux
comme Coper's
Island, Peter's
Island, The
bight, les caves
et les
magnifiques
sites de plongée
des Indians...
Sage décision !
Ce matin, tout
le monde était
réveillé très
tôt et c'est le
bruit de la
vaisselle qui
nous a incité,
Daniel et moi, à
sortir du lit en
vitesse... Nous
partons donc,
après un café
vite avalé, au
moteur, vers
l'autre coté de
la baie, à
Leverick Marina,
pour y faire une
petite épicerie
car les vivres
fraîches ont
rapidement
disparus sous
l'appétit
gourmande de nos
jeunes
invités... Une
facture salé de
300 $ que nous
diviserons en 6
et qui devrait
nous permettre
de bien manger
pendant 3 ou 4
jours, selon
qu'on attrape ou
non des
poissons...
Décidément,
Leverick n'est
pas l'endroit
idéal pour
refaire le plein
de nourriture,
les prix étant
ceux d'un gros
dépanneur. Nous
avons aussi
déposé 5$ dans
le petit vase
servant à
recueillir les
frais de dépôt
des vidanges qui
s'accumulent
très rapidement.
Retour au
voilier en deux
voyages de
dinghy et
rangement de la
marchandise. Les
filles se font à
déjeuner avant
de partir,
remettant à
Anegada les
sandwiches du
midi...
Cette nuit, il a
plut des cordes
dans la petite
baie entourée de
mangroves où
nous avions jeté
l'ancre après
avoir fait le
plein d'eau mais
ce matin, le
soleil est de
retour, hésitant
dans un ciel
rempli de nuages
blancs et gris
annonçant une
traversée
pluvieuse. La
baie est
parsemée de
petits moutons
blancs, soulevés
par des vents
Nord-est de 15
et 20 noeuds.
Anegada n'est
qu'à 12 milles
mais la
traversée sera
houleuse, babord
amure, sous
grand-voile et
génois, vent de
travers...
Quelques
embrunts
tombèrent à pic
sur Jonathan et
Marijo qui
étaient assis
sur le pont,
coté soleil, les
laissant trempés
sous les rires
de tous. Rire de
courte durée
puisqu'un petit
grain nous est
tombé dessus
pendant quelques
minutes, alors
que nous nous
faisions
dépasser par un
magnifique
voilier de 65
pieds à trois
étages de barres
de flèches,
pendant que nous
roulions à 8.7
noeuds...
Aussitôt ancré
devant les
interminables
plages blanches
d'Anegada, sous
un vent bien
formé de 20
noeuds, Daniel
est allé
reconduire les
jeunes au quai
et ils sont
partis vers la
plage, nous
avisant au VHF,
quelques
instants plus
tard, qu'ils
seraient de
retour vers
15h30. Pendant
ce temps, nous
irons remettre
de l'essence
dans le dinghy
et faire un brin
de magasinage
dans les
boutiques. Le
vent siffle dans
les haubans et
le voilier se
promène de
gauche à droite
au bout de son
mooring... Ce
n'est pas la
plus belle
journée de la
semaine !
Espérons qu'à
terre, ce sera
mieux !
Ce soir, souper
au resto et
langoustes au
menu !
Silvie
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Dimanche
le 6 février
2011,
une réservation
fut faite au
resto pour un
souper aux
langoustes et
vers 19h, hier
soir, nous
sommes partis
tous les six en
dinghy pour
accoster sur le
long quai de
bois qui donne
chez Potter's
restaurant dont
le plancher est
en sable fin et
la terrasse
ouverte sur la
mer. Notre table
était préparée
au fond de la
salle, dans des
teintes de rose
pâle et nous
avons pris
place, attendant
impatiemment que
les homards, qui
cuisaient en
papillotte
depuis 20
minutes, sur les
gros charcoal
taillé dans un
45 galons et
installés au
fond du resto,
soient prêts...
En attendant, on
sirote du vin
blanc. Puis, on
nous sert une
salade garnie de
légumes frais et
chacun choisit
sa vinaigrette :
mille-iles,
Française,
italienne ou
César... Il n'y
a qu'une
quaizaine de
personnes dans
ce grand resto
capable de
recevoir une
centaine
d'invités et
l'ambiance est
plutôt calme...
Nos jeunes sont
fatigués de leur
journée à la
plage où ils ont
pris beaucoup de
couleur, malgré
un soleil timide
et un vent
puissant...
Enfin, les
langoustes
arrivent,
énormes, dans
leur carapace
rouge brique.
Elles sont
succulentes et
légères, la
cuisson est
parfaite et nous
avons
l'impression que
c'est la
meilleure
langouste au
monde que nous
dégustons en
cette soirée
plutôt
fraîche...
Retour au
voilier dans la
nuit noire, sur
une mer agitée.
Tout le monde se
couche, repus.
Durant la nuit,
deux ou trois
grains nous
obligeront à
fermer les
écoutilles,
assourdissant
ainsi le bruit
du vent qui
hurle.
Au matin, le
soleil est
brillant mais le
vent siffle
encore plus fort
qu'hier, entre
20-25 noeuds,
Est-nord-est et
la mer est
encore remplie
de petits
moutons blancs
sur un fond
turquoise. Nous
nous préparons
pour retourner à
Virgin Gorda
afin de
retrouver la
quiétude et la
tranquilité du
mouillage de
Bitter End, sa
petite plage
protégée et ses
magnifiques
sentiers en
montagne. Le
mauvais temps
qui dure depuis
deux jours
devrait cesser
mardi, ce qui
nous permettra
d'aller aux
Baths bientôt...
En attendant,
Daniel démarre
le moteur...
TRibord amure,
un ris dans la
grand-voile et
quelques
embrunts, nous
roulons à 8.5
noeuds, au près
bon plein. Les
lignes courent
derrière mais ne
retiendront que
de la varesh...
Après deux
heures de belle
voile, un grain
qui a vite
cessé, nous
arrivons devant
la petite plage
de Bitter End et
je descends
aussitôt
préparer un
macaroni à la
viande qui sera
vite disparu.
Tout le monde se
prépare pour
plonger à l'eau
et se rendre à
la nage à la
plage qui est à
deux cents
brasses. Ce
soir, les jeunes
veulent aller
regarder le
match de Super
Bowl qui sera
présenté sur
écran géant au
resto bar du
Resort. Mais
avant, je leur
préparerai un
délicieux sauté
au poulet, lait
de coco, curry
et légumes
chinois...
Une autre belle
journée qui se
prolonge dans la
joie !
Silvie
|
|
Lundi le 7
février 2011,
Pendant que nous
étions en plein
milieu d'un film
superbe : Va,
Vis et Deviens,
de Radu
Mihaileanu, la
douce voix
d'Anick appelait
Voilo au VHF...
Il était 22h et
nos jeunes, qui
avaient choisit
la meilleure
table pour
assister au
Super Bowl,
présenté sur
écran géant au
Bar Grill du
Resort, était
prêts à quitter
le match, eux-aussi
en plein milieu
de la partie,
pour revenir à
bord, remplis de
leur longue
journée qui
avait commencée
par une
traversée
houleuse pour se
prolonger sur la
plage dorée, et
se terminer dans
la foule
hurlante dont
nous recevions
l'écho jusqu'à
nous... Ils
étaient fatigués
et aussitôt
entrés, ils sont
disparus dans
leur cabines.
Ce matin, gros
soleil sur
VIrgin Gorda et
nos jeunes, qui
commençent à
prendre le
rythme des
vacances, se
sont levés à 9h
et ont décidé de
passer une autre
journée ici où
ils trouvent
tout ce qu'ils
recherchaient
comme idéal de
vacances : des
plages privées,
de l'eau
turquoise, des
sentiers en
montagne, des
courts de
tennis, de beaux
petits bars
offrant des
mango coladas et
du soleil... De
plus, notre
mooring étant
situé juste en
face de la plage,
ils reviennent à
la nage quand
l'envie leur en
prend, sinon
Daniel les
cueille au quai,
à quelques
minutes en
dinghy.
Pendant leur
absence, je leur
prépare pour
diner des pitas
roulés aux
fromage, salade,
jambon et dinde.
Ils viendront
par couple et
retourneront sur
la plage. Le
vent pousse des
pointes à 25
noeuds et fait
vibrer le toit
bimini. Le
bateau tourne
autour de son
mooring, nous
offrant un
travelling sur
le décor
environnant...
La génératrice
roule pendant
l'absence des
jeunes et nous
en profitons
pour relever nos
courriels.
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PHOTOS PLUS
GRAND FORMAT |
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Mon amie
Lily, ainsi que
Pierre-Paul le
cousin de
Daniel, Chantale
sa charmante et
belle épouse et
Naomie la petite
puce ont
confirmé leurs
arrivées à
Puerto Rico le
13 février. Nos
jeunes couples,
Anick et PIerre-Yves,
Marijo et
JOnathan
débarqueront à
Crown Marina
vers 13h, le 12
février et
j'aurai tout le
reste de la
journée pour
faire le lavage
de la literie
des deux cabines,
en espérant
qu'il reste 6
laveuses et 6
sécheuses de
libres à la
buanderie...
Puis, très tôt
le lendemain
matin, nous
partirons des
Vierges
Américaines vers
PUerto Rico,
d'une seule
traite afin
d'arriver avant
14h à
Sunbaymarina où
nous
accueillerons
nos prochains
invités entre 15
et 16 heures...
C'est génial et
nous espérons
que le vent sera
de notre coté !
En attendant,
c'est l'heure
d'une bonne
bière fraiche et
ensuite, d'une
petite plongée
autour du
voilier...
Pour souper,
j'ai déjà tout
préparé les
ingrédients et
coupé tous les
légumes pour un
sauté au poulet,
lait de coco et
curry. Il ne
restera qu'à
faire sauter le
tout quand les
jeunes auront
faim.
Demain, départ
vers les Baths
et peut-être
ensuite à
Copper's Island
pour passer la
nuit mais rien
n'est encore sûr
!
Silvie |
|
Mardi le 8
février 2011,
Hier soir, tout
le monde s'est
régalé de
l'immense plat
de poulet et
légumes sautés
au lait de coco
et cari qui a
fondu comme
neige au soleil
et l'ambiance,
autour de la
table du carré,
était légère et
joyeuse,
agrémentée de
vins frais. Nos
jeunes ont
vraiment pris le
rythme des
vacances et sont
beaucoup plus
relaxes,
délaissant les
horaires serrés,
ils prennent les
journées comme
elles viennent,
savourant
l'instant
présent... Leurs
peaux ont pris
des teintes
hâlées et ils
sont
resplendissants
de santé et de
bonheur... COmme
c'est beau la
jeunesse !
En soirée, les
filles ont
transféré leurs
photos sur notre
ordi et en les
regardant,
émerveillées,
nous n'avons pas
été capables de
sélectionner les
dix plus belles
car elles
étaient toutes
magnifiques,
comme des cartes
postales. Nous
les avons donc
envoyées à Guy
Simard, le
concepteur et
gestionnaire de
mon site qui les
a montées en
album et
insérées dans le
texte d'hier.
Un gros merci à
Guy pour son
beau travail
quotidien qui
permet à nos
lecteurs de
suivre nos
aventures et
d'avoir une idée
des coins
magnifiques que
nous visitons...
Puis, un
disque-Jokey
était invité au
bar grill du
Bitter End et
déjà, à 19h, on
entendait la
musique sortir
des gros
haut-parleurs,
comme une
invitation à la
danse. IL n'en
fallait pas plus
pour que les
filles décident
d'aller danser
et nous voilà
tous partis, en
dinghy, vers les
lumières
projettées par
le
stroboscope...
Quelle
merveilleuse
soirée ! La
piste de danse
était bondée de
gens venus de
partout dans le
monde, soit des
vacanciers
habitants le
Resort, soit des
gens des
voiliers et
bateaux qui
baignent dans la
baie. Tout le
monde a dansé
jusqu'à plus de
souffle et c'est
dans le rire que
nous sommes
revenus au
voilier tard
dans la nuit,
fatigués mais
heureux de
s'être dégourdis
les membres au
rythme endiablé
de la musique
actuelle...
Ce matin, les
jeunes sont de
très bonne
humeur, prêts
pour une
nouvelle
aventure. Ils
démarrent la
journée avec des
oeufs au plat et
ensuite, tout le
monde plonge à
l'eau sous le
gros soleil
brillant...
J'entends les
rires fuser
autour de la
coque... 10h...
Daniel démarre
le moteur, c'est
le signal du
départ.
NOus arrêterons
à Sabah Rock,
juste à coté,
pour remplir les
réservoirs d'eau
qui sont encore
vides. Cette
fois, les gars
n'y échapperont
pas et ce sont
eux qui sortent
les amarres et
les défenses
pendant que nous
nous dirigeons
vers le quai où
une préposée
prendra notre
amarre avant
tribord et celle
du milieu.
Jonathan sautera
sur le quai et
s'occupera de
l'amarre
arrière. 15
sous le gallon
et l'eau coule
avec
pression... Ça
y est, les 250
gallons des 4
réservoirs sont
pleins et les
gars ramassent
les défenses et
amarres.
Cap vers Spanish
Town, qui est à
7 milles, en
amont. De là,
nos jeunes
prendront un
taxi pour se
rendre aux Baths
car aujourd'hui,
le vent qui
pousse encore à
20-25 noeuds, de
l'est-nord-est,
ne nous
permettrait pas
d'accoster
sécuritairement
en dinghy dans
le ressac des
vagues qui se
brisent sur les
rochers...
10h42, les gars
montent la
grand-voile et
déroule le
génois... On est
vent arrière,
une allure de
pépère, comme
disent les
jeunes mais nous
roulons quand
même à 6.7
noeuds, la
vitesse idéale
pour mettre les
lignes à l'eau
et risquer
d'attraper une
dorade ! Mais le
vent est
irrégulier et
pousse en
rafale, nous
voilà au grand
large,
agréablement
gité...
La baie de
Virgin Gorda est
déjà dans notre
sillage et le
paysage qui
défile tout
autour du Sir
Drake Channel
est de toute
beauté, baignées
de bleu ciel et
d'une variété de
turquoise allant
jusqu'au bleu
profond et tout
partout, autour,
les montagnes
verdoyantes se
détachent et
forment un
arrière plan
circulaire dont
la couleur, au
bout de
l'horizon, se
dégrade jusqu'au
vert de gris.
Elles sont en
forme de
chapeau, de
bosses de
chameau, de
pics. Quelques
unes sont
groupées et
semblent
adossées les
unes contre les
autres, ne
formant qu'une
masse compacte
mais elles sont
toutes séparées
par des petits
chenails.
Chacune d'elle
ayant une
personnalité
propre cache ses
petits trésors
dans ses criques
et selon les
vents, offre
toujours un
abordage
sécuritaire. Et
que dire de
toutes ces
routes qui
taquent vers les
sommets et des
quelques maisons
éparses bâties
dans les
hauteurs pour
profiter du vent
et de la
fraîche, sinon
que
c'est incroyablement
particulier et
typiques des
Iles Vierges
dont la seule
manière d'en
savourer toute
la splendeur est
par la mer... Et
partout, entre
les iles, des
voiles blanches
se détachent,
voiliers sous
toutes les
amures, se
promenant d'iles
en iles...
11h47,
Pierre-Yves
roule la ligne à
pêche qui aura
laissée
s'échapper un
petit poisson
qui d'un bond,
s'est détaché de
l'hameçon.
Jonathan roule
le génois.
Spanish Town est
à vue. On
démarre le
moteur. Il ne
reste qu'un
mooring mais
nous faisons un
petit tour à
l'intérieur de
la baie, au cas
où nous en
trouverions un
plus près de la
berge... Hélas,
rien. On
retourne
s'accrocher
presqu'au début
de la baie, bien
loin de la
berge... Un
long voyage en
dinghy sera à
faire pour
déposer nos
jeunes en
ville. Puis,
pendant qu'ils
iront aux Bath,
nous irons à
l'épicerie car
nous sommes
encore à sec de
jus pour les
drinks, de lait
pour les
céréales et de
pain pour les
lunches. Et
encore une fois,
la poubelle
déborde...
Naviguer n'est
pas toujours une
vacance pour
nous et lorsque
nous avons des
invités qui
n'ont qu'une ou
deux petites
semaines de
vacances, nous
tentons de leur
éviter le plus
de corvées
possibles et
profitons de
leur absence
pour faire
l'épicerie,
trouver un bac à
vidanges, ou
faire le plein
d'essence pour
le dinghy, les
petites
réparations
inmanquables,
voir à
l'entretien des
filtres des
moteurs et
génératrices,
fignoler le
ménage et plus
souvent qu'à
notre tour, voir
à la préparation
des repas... Par
contre, quand
tout est fait,
on savoure la
paix que procure
la satisfaction
du travail
accomplit en se
disant que,
finalement,
c'est un mode de
vie qui nous
convient à
merveille,
surtout quand
tous nos invités
sont heureux et
satisfaits de
leurs vacances
comme le sont
nos jeunes
actuellement, en
route vers les
Baths...
Silvie |
|
Mercredi
le 9 février
2011,
Hier, nos jeunes
ont bien aimé
leur expédition
au Baths et ils
sont revenus
enchantés, vers
16h, heureux de
cette courte
mais intense
halte
sportive. Ne
pouvant rester
au mouillage
trop rouleur de
la baie de
Spanish Town,
ouverte sur la
mer, il nous
fallait partir
rapidement car
la noirceur
tombe très tôt
dans les
Caraibes et ce
n'est pas
évident de
trouver un
mooring libre à
cette heure déjà
tardive.
Les jeunes,
toujours
inspirés du
Guide de
Jonathan,
avaient choisi,
comme prochaine
destination,
Peter's Island,
délaissant
Coper's et ses
pélicans et The
Bight avec ses
Caves et le
merveilleux site
de plongée des
Indians, faute
de temps. Vu
l'heure tardive,
nous sommes donc
partis sans
perdre de temps.
Grand-voile et
génois, tribord
amure, ligne à
pêche déroulée,
on file vers
Peter's Island
où l'on arrive à
la pénombre,
juste à temps
pour apercevoir,
au fond de la
baie déjà
bondée, un
dernier mooring
que nous
accrochons en
vitesse. IL
fait presque
nuit... Les
jeunes ont mangé
très tard au
resto et nous
aussi, en
revenant de
l'épîcerie...
Pas de souper ce
soir car
personne n'a
faim. Daniel et
moi sommes
fatigués et nous
entrons dans
notre chambre
pour écouter un
film : Los
Angeles
interdite,
pendant que les
jeunes, autour
du carré,
scrutent leur
guide à la
recherche d'un
autre endroit de
rêve pour les
dernières
journées de leurs vacances
qui se comptent
maintenant à
rebours.
En attendant,
demain
avant-midi, ils
devraient
marcher le petit
sentier menant
au Resort et
profiter de la
magnifique plage
de Peter's
Island pendant
que nous nous
dirigerons vers
Nanny Cay Marina
où nos pièces
servant à
réparer le
guindeau nous
attendent depuis
lundi. Ce sera
un aller-retour
qui nous prendra
quelques heures
au moteur, juste
à temps pour les
rejoindre à la
plage... |
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PHOTOS PLUS
GRAND FORMAT |
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Tout le monde
dort à poings
fermés dans ce
mouillage
tranquille mais
au matin,
changement de
programme. Les
jeunes ne
veulent plus
aller marcher
dans le sentier
de Peter's
Island, ils
veulent
immédiatement
aller à TOrtola,
du coté au
vent. Nous
passerons donc
avec eux à Nanny
Cay pour ensuite
nous rendre à
Cane Garden Bay,
à 15 milles
d'ici, dans une
petite baie
située derrière
Road Town, en
face de Josh Van
Dyke que nous
avons visité
lors de notre
arrivée aux
BVI.
Le soleil brille
dans le ciel et
le vent semble
enfin revenu à
la normale des
Alizés, soit 15
noeuds,
nord-est. 9h30.
Nous partons le
moteur et déjà
la grand-voile
est montée et le
génois déroulé.
Cap vers Nanny
Cay où je
tournerai en
rond devant
l'entrée de la
Marina pendant
que Daniel ira
en dinghy
récupérer ses
pièces à la
capitainerie.
Nous aurions
bien aimé passer
une journée à la
plus populaire
marina des
VIerges
Britanniques
mais c'est
complet. Hélas,
on ne peut pas
tout avoir !
Pendant 20
minutes, nous
nous laisserons
dériver
lentement devant
la plage de
Nanny Cay. J'ai
pour mission de
faire du sur
place, taquant
d'un bord,
taquant de
l'autre avec, de
temps en temps,
un petit coup de
moteur pour
aider la
manoeuvre...
Pierre-Yves, le
coeur vaillant,
toujours prêt à
rendre service,
est en bas et
surveille la
carte afin que
nous
n'approchions
pas trop de la
rive. Jonathan
lézarde à la
proue et les
filles sont
étendues sur les
banquettes... On
attend le
capitaine...
Enfin, il
revient à vive
allure et
rejoint le
voilier avec ses
pièces
longuement
attendues... Dès
qu'il aura 4
heures de libre,
il réparera le
guindeau.
Aussitôt, nous
remettons le cap
vers West End
que nous
contournerons
pour accéder de
l'autre coté de
l'ile de
Tortola. En
attendant,
Pierre-Yves et
Daniel mettent
les voiles en
ciseau et Daniel
ajoute une
retenue de baume
afin d'éviter un
éventuel
empannage car le
vent est
totalement
arrière.
D'une allure de
grand largue,
nous sommes
passés à une
allure effrénée,
au près serré,
vent dans le
nez, en
contournant la
pointe de l'Ile.
Une heure plus
tard, nous
sommes en
approche de Cane
Garden, où se
dévoile une
longue plage
blanche avec,
derrière,
donnant sur la
mer, plein de
petites
terrasses
colorées...
Quelques
voiliers
baignent
gentiment dans
l'eau verte
émeraude. Des
pélicans font le
va-et-vient
au-dessus de la
berge, guettant
les petits
poissons qui
semblent
nombreux dans la
baie...Déjà deux
poissons énormes
ont sautés hors
de l'eau près de
nous, trop
rapidement pour
que nous les
voyions mais
assez pour voir
les énormes
ronds dans l'eau
que leurs bonds
ont tracés...
Les jeunes
mangent un peu
avant de
descendre à
terre. NOus
sommes à 300
brasses de la
berge. Daniel
se prépare pour
réparer son
guindeau et il
installe sur
l'étai une
grosse toile
afin d'avoir de
l'ombre. Il est
13h15. Mais
avant de
commencer ses
travaux, il ira
porter les
jeunes au quai
en dingy. Puis,
retournera à la
proue tandis que
moi, j'enfile
mon maillot pour
plonger dans
l'eau verte et
calme de la
baie, sous un
soleil
rayonnant. Dix
minutes plus
tard, nos jeunes
appellent Voilo
au VHF. La
plage est
remplie de
petits poissons
morts et de
fientes de
pélicans et ils
préfèrent se
baigner autour
du voilier.
Ainsi va la
vie...
Silvie |
|
Jeudi le 10
février 2011,
Journée
exceptionnellement
ensoleillée ce
matin. L'eau de
la baie est si
brillante et le
ciel si bleu que
cela fait mal
aux yeux et il
n'est que 8h. du
matin. J'ai été
réveillé à 5h
par les chants
stridents des
coqs sauvages et
les jappements
soutenus d'un
chien provenant
du voilier d'à
coté... Je me
suis donc levée
et j'en ai
profité pour
relever mes
courriels. Quel
plaisir de
trouver des
nouvelles
fraîches de
Germaine et
Pierre-Paul qui
sont enfin
rendus à Nasseau
avec leur
nouveau voilier.
Puis, un beau
message de ma
fille Sophie,
qui habite en
Europe et que je
vois si
rarement. Elle
me parle d'une
nouvelle pièce
musicale qu'elle
a bien hâte que
j'entende : This
is the life, de
Ami Mcdonald.
Sophie et moi
avons les mêmes
goûts musicaux
et nous avons
toutes les deux
la
particularité,
lorsque nous
aimons vraiment
une pièce,
d'être capable
de l'écouter en
boucle pendant
des jours et des
jours jusqu'à
saturation,
comme ce fut
le cas pour
Stand by me et
La Camisa
Negra... Encore
aujourd'hui,
quand j'entend
ces pièces,
c'est comme si
Sophie était à
coté de moi et
je nous revois
danser et rire
ensemble.
Les gars sont
dans le cockpit
en train de lire
et les filles
dorment encore.
Tout à l'heure,
quand tout le
monde aura
déjeuner et fait
la vaisselle,
nous partirons
vers Josh Van
Dyke, à la
superbe plage
White Beach et
en soirée, un
orchestre local
fera danser nos
jeunes chez
Foxy's. Grosse
journée en
perspective !
Hier soir,
Daniel et moi
sommes allés
souper au resto
Banana Split
dont la terrasse
donne sur la
plage. On a
commencé l'Happy
Hour par deux
bières
Presidente avec
limette qu'on a
renouvellé avant
de prendre place
dans la salle à
diner pour un
délicieux repas
local. Daniel a
savouré un plat
de crevettes à
l'ail et à la
lime pendant que
moi je dégustais
un genre de paté
au poulet au
curry enroulé
dans une crèpe.
Nous avions
laissé les
jeunes au
voilier qui
avaient passé la
journée sur le
pont à sauter
dans l'eau,
prendre des
douches,
lézarder au
soleil, écouter
de la musique et
boire des drinks
pendant que
Daniel
travaillait sur
son guindeau
qui, après
quelques heures,
fonctionne comme
un neuf et il
nous tardait
d'aller se
dégourdir les
jambes sur la
plage.
Les filles ont
préparé le
souper : côtes
levés BBQ et des
pommes frites et
lorsque nous
sommes revenus
au voilier, ils
venaient de
terminer leur
repas et
discutaient dans
le carré. On a
fini la soirée
dans le cockpit
à jaser, pendant
que les filles
transféraient
leurs
magnifiques
photos prises
aux Baths et ici
que Guy a encore
gentiment
placées dans un
autre album.
Bon, Daniel
donne le signal
du départ en
partant le
moteur. Il est
9h20.
Pierre-Yves
déroule le
génois et
déroule la ligne
à pêche qui ne
donnera rien
encore. On est
au portant et
notre
destination
n'est qu'à 6
milles en ligne
droite. Le
bateau roule de
gauche à droite
sous la faible
houle et un vent
N-E de 12
noeuds.
10h25. En
passant devant
la magnifique
plage de Foxy's,
et en voyant le
nombre élevé de
voiliers ancrés,
les jeunes
décident de
passer voir s'il
reste encore un
mooring et à
notre grande
joie, nous en
trouvons un à
300 brasses de
la plage d'où
nous pourrons
accéder à la
nage. Et nous
voici devant un
autre endroit de
rêve et nos
jeunes sont fous
de joie : de
l'eau turquoise,
une longue plage
de sable blanc,
des palmiers se
balançant sous
le vent,
quelques bars
terrasse, une
boutique d'où
pendent des
robes
multicolores,
des sacs et des
chapeaux de
paille et des
pélicans qui
plongent
goulument sous
le soleil
cuisant qui nous
pousse à l'eau
de manière
irrésistible...
L'eau est
divine... AInsi
se déroulera une
autre belle
journée !
Silvie
|
|
Vendredi le 11
février 2011,
Après avoir
passé la journée
à prendre du
soleil sur le
pont, nos jeunes
sont descendus à
terre vers 16h
pour souper au
célèbre resto
bar chez Foxy's
et ainsi
réserver leurs
places pour le
super Beach
party prévu en
soirée. Homard
pour Anick,
Wahoo pour
Mariejo et
Pierre-Yves et
Thon au citron
pour Jonathan...
Délicieux repas,
diront-ils, bien
arrosé de vin
blanc plusieurs
fois
renouvellé...
L'orchestre
local entamma la
musique vers 20
heures devant
une immense
salle bondée et
sous des airs de
reggae, tout le
monde s'en est
donné à coeur
joie.
Même nos gars,
qui d'ordinaire
se font tirer
l'oreille pour
danser, n'ont
pas lâché la
piste de la
soirée, au grand
plaisir de nos
deux filles qui
s'étaient
revêtues de
belles robes
brillantes et
qui prenaient
visiblement
grand plaisir à
cette soirée.
Voilo Voilo !
appelle Anick au
VHF... Venez
nous rejoindre,
c'est le gros
party ici... Ne
pouvant refuser
une invitation
si joyeuse, nous
partons donc en
dinghy et
accostons au
quai du Foxy's,
dix minutes plus
tard. Deux gros
locaux prennent
notre amarre et
nous demandent
un tip que nous
n'avons pas,
habitués à tout
payer par carte
de crédit. On
rejoint les
jeunes qui sont
en feu, tout
sourire et dans
une forme
splendide. La
soirée se
déploie dans les
rires et la joie
jusqu'aux
petites heures
du matin où nous
sommes revenus
tous ensemble,
bien tassés dans
le dinghy,
encore aidé d'un
local qui, cette
fois, nous
demandait 5 $ de
tip pour dénouer
notre amarre !
Il n'y avait pas
que la boisson
pour réchauffer
la foule. Les
gars se sont
fait offrir des
champignons
magiques dans
les toilettes,
qu'ils ont bien
sûr refusé. Mais
il y avait
sûrement
beaucoup de
locaux qui
étaient sous
l'effet
stimulant des
champignons car,
entre autre, un
gars, chauve et
bien musclé,
dans la
trentaine, un
local bien
bronzé, a passé
la soirée à
danser avec un
poteau, en
avant-plan de la
piste de danse,
s'offrant en
spectacle devant
le regard amusé
des clients.
Prenant dans ses
mains une corde
attachée au
centre du
poteau, comme
s'il prenait la
main de sa
bien-aimée, il
dansait,
flattait son
poteau,
tournoyait et,
pour finir, se
penchait par en
arrière, avec sa
bière entre les
dents, jusqu'à
toucher par
terre,
uniquement
soutenu par ses
jambes, comme
dans un
impressionnant
limbo... Il y
avait du monde
qui dansait
partout, entre
les tables,
dehors dans le
sable, d'autres
encore sur les
quais... Bref,
une soirée des
plus endiablée !
La nuit fut
chaude et
pluvieuse et 5
fois nous avons
ouvert et fermé
les hublots.
Marie-Joelle est
même allée
dormir dehors,
dans le cockpit,
pour trouver un
peu de fraîche
mais les
moustiques l'ont
vite ramenés
dans sa
cabine...
Ce matin, il
vente encore
mais le soleil
brille entre les
nuages. Daniel
est parti faire
les douanes et
il reviendra 5
minutes plus
tard car le
douanier ne sera
présent que dans
une heure. C'est
ainsi dans les
Iles ! Le rythme
est au ralenti
et les endroits
commerciaux
n'ouvent que
quand ça leur
chante...
Quand ça ouvre !
Je me suis déjà
butée à 5
reprises, à
Anégada, devant
la porte close
d'une épicerie,
en pleine
semaine et
souvent, sur des
portes de
boutiques, on
peut y lire, sur
des pancartes de
carton, écrit à
la main :
sometimes open,
sometime
close...
Anick et
Pierre-Yves
préparent des
crèpes pour
déjeuner. Un des
réservoir de
propane est vide
et Daniel
branche le
deuxième... Tout
le monde se
régale et
dehors,
l'activité
reprend autour
du voilier.
Plusieurs
bateaux se
préparent à
quitter les
lieux pour
trouver un
mouillage plus
tranquille car
la houle fait
rouler les
voiliers
fortement sous
un vent dont
nous mesureront
la force lorsque
nous serons en
mer... Pour
l'instant, les
petits moutons
blancs poinent
déja dans la
baie...
Daniel retourne
aux douanes, une
heure plus tard,
pour les
formalités de
sortie des
Vierges
Britanniques.
Marie-Joelle
fait la
vaisselle et
Jonathan, de
bonne humeur,
chante dans le
cockpit au son
de la musique
langoureuse de
Buena Vista...
Pour nos jeunes,
les vacances se
termineront ce
soir à Cruz Bay
où ils comptent
bien remettre le
party d'hier et
finir leur
dernier deux
litres de
rhum... Tout le
monde s'accorde
pour dire que ce
fut deux
semaines
merveilleuses
dont, j'espère,
ils garderont
longtemps de
vifs
souvenirs...
Daniel revient.
Les douanes sont
faites mais
elles seront à
refaire à Cruz
Bay et cette
fois, tout le
monde à bord
doit être
présents pour
faire leur
entrée aux
douanes
américaines. Le
signal du départ
est donné, nous
quittons Josh
Van Dyke sous un
ciel lourd de
gros nuages gris
n'altérant en
rien l'euphorie
de nos jeunes
qui sont en
maillots, bien
huilés à l'huile
de coco, pour
rajouter encore
du soleil sur
leurs peaux déjà
brunes... Ils
sont
méconnaissables
et ne
ressemblent plus
à nos pâles
invités d'il y a
deux semaines...
La traversée
s'est bien
effectuée et fut
des plus
agréables.
Grand-voile et
génois, tribord
amure, 20 noeuds
avec des rafales
à 25, quelques
fois 30 noeuds
mais nous voici
dans la petite
baie Cruz où
notre tentative
d'ancrer, dans
un espace très
réduit, s'est
soldé par un
échec, la chaine
de 300 pieds
étant totalement
compactée et
impossible à
démêler... On
retourne donc
prendre un
mooring à Caneel
Bay, derrière la
crique et nous
partons en
dinghy au quai
des douanes qui,
en ce vendredi
humide et chaud,
n'entendent pas
à rire et nous
posent, à tous,
plein de
questions pour
finalement nous
laisser passer
après nous avoir
avisé et fait
signer une
décharge
concernant la
gestion des
déchets en
provenance des
vierges
Britanniques qui
doivent être
incinérés
obligatoirement.
Retour au
voilier et
j'entend Daniel
qui sort la
lourde chaine du
bac pour la
démêler. Les
jeunes se
préparent car
ils descendront
à terre à Great
Cruz Bay où
Jonathan et
Pierre-Yves
retourneront
jouer au tennis
pendant que les
filles
chercheront un
endroit pour
déguster un
dernier smotie à
la mangue... En
attendant, les
filles préparent
des pitas au
fromage et
jambon...
À suivre...
Silvie
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Samedi 12
février 2011,
Hier soir, les
jeunes sont
revenus vers 20h
au voilier et je
ne les ai vus
que ce matin,
alors que le
signal du départ
était donné.
Gros soleil dans
un ciel bleu
orné de nuages
blancs, bas sur
l'horizon. Cap
vers
Charlotte-Amalie,
pour entrer à
Crown Bay
Marina, où nous
jeunes
quitteront pour
retrouver la
blanche neige de
Gatineau après
deux semaines de
vacances sous
voile...
Pierre-Yves
tendra la ligne
une dernière
fois mais aucun
poisson ne
viendra, hélas,
le récompenser
de tous ses
efforts... Puis,
il assistera
Daniel dans ses
manoeuvres,
toujours aussi
efficace et
précis, voyant
l'ouvrage à
l'avance et
toujours prêt
pour l'action.
Il nous manquera
beaucoup ! Les
filles prennent
encore du soleil
sur le pont,
savourant ces
derniers rayons
avec une
certaine
tristesse. Deux
semaines, c'est
si vite passées
! Nous voilà à
quai, le C-30.
On se stationne
nez devant car
les quais sont
très hauts et il
vaut mieux
sortir par le
coté que par
l'arrière. Les
jeunes partent
prendre une
douche à la
marina. Pendant
ce temps, nous
vidons le frigo
et le
congélateur pour
un grand ménage
en règle. On
jette tout ce
qui est périmé,
d'ailleurs, il
ne reste plus
grand chose...
Pour nous, le
temps est compté
et il me tarde
d'aller à la
buanderie où je
devrai mobiliser
9 laveuses et 9
sécheuses. Il
m'en aura coûté
près de 100 $
uniquement pour
cette longue
opération qui se
terminera vers
14h. J'emprunte
un panier
d'épicerie qui
traine dans le
coin et
j'embarque trois
grosses poches
de literies bien
propres et bien
pliées. Il me
faut maintenant
refaire les
lits, nettoyer
les chambres et
faire le ménage
du carré. J'en
ai pour une
partie de la
soirée et je
n'ai pas une
minute à perdre
car demain, très
tôt, nous
partons vers
Puerto Rico où
nous attendrons
nos prochains
invités, de la
famille cette
fois-ci et mon
amie Lily qu'il
me tarde de
revoir... Que de
plaisir à venir
!
Les jeunes ont
sortis leurs
nombreuses
valises et sacs
à dos et sont
partis manger au
resto de la
marina. Nous
leur souhaitons
un bon retour et
les remercions
pour leur
gentillesse,
leur délicatesse
et leur bonne
humeur...
16h30, j'ai deux
chambres de
terminées.
Daniel aura
changé tous les
filtres de la
génératrice et
du moteur. Puis,
il a fait un
changement
d'huile du
moteur. Il fait
une chaleur
torride et j'en
profite pour
faire une pause
et prendre une
douche rapide.
Bon, je retourne
au boulot ! IL
faut que demain,
tout soit
impeccable car
nos invités
arriveront
presque en même
temps que nous
et ce sera une
grande fête !
Silvie
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Dimanche le 13
février 2011,
hier soir, après
avoir complété
tous les travaux
à l'intérieur du
voilier,
fatigués mais
satisfaits, nous
sommes allés
souper au resto
de la marina qui
présentait un
chanteur local
ajoutant de
l'athmosphère à
l'endroit plutôt
calme. J'avais
envie d'un gros
steak et comnme
par hasard, au
menu du soir, on
offrait un rib
servi avec une
sauce spéciale,
locale, un genre
de sauce noire à
base de fèves et
supposément très
picante... Peu
importe le
style, je
mourrais de faim
et j'avais
besoin, comme
Daniel, d'un bon
remontant ! Le
steak était
calciné et la
sauce très fade
mais j'ai tout
mangé, sans
critiquer.
Daniel a pris la
même chose que
moi mais en
ouvrant le petit
contenant
hermétique de
beurre qui
accompagnait les
pommes de terre
au four, qu'il
croyait solide,
il a versé sur
ses jeans beige
tout propre, le
contenu liquide
du beurre fondu,
en plein entre
les deux
jambes... On a
bien rit...
Mettons que j'ai
plus ri que lui
!
Nous avons
laissé le
chanteur à ses
charmes et
sommes retournés
dormir au
voilier aussitôt
la facture
payée. À la VHF,
on annonçait 70
% de chance de
pluie pour
demain mais
heureusement,
elle est toute
tombée durant la
nuit et au
matin, le soleil
était tout
brillant dans un
ciel
parfaitement
bleu...
D'ordinaire,
lorsqu'il y a un
grain, la
plupart du temps
la nuit, la
pluie tombe
quelques minutes
et s'arrête
subitement mais
hier, c'était le
déluge et nous
avons du dormir
les hublots clos
toute la nuit,
sous l'air
conditionné dont
nous pouvons
nous permettre
l'excès
d'électricité
lorsque nous
sommes à quai
seulement...
En retard de 30
minutes sur
l'horaire de
notre départ,
nous avons
laissé
Charlotte-Amalie
dans notre
sillage à 9h30,
cap vers Puerto
Rico sous un
vent irrégulier
variant entre 15
et 20 noeuds, au
portant. Voiles
en ciseaux, puis
tribord amure et
enfin, babord
amure... La
traversée s'est
faite toute en
douceur et vers
16h30, deux
préposés de la
marina Sunbay
nous attendait
pour prendre nos
amarres. Notre
quai se trouve
juste à coté du
quai à essence,
le E-30. La
marina est
pleine à craquer
! Pendant que
Daniel installe
le gros fil
électrique, je
me branche sur
internet.
En route,
pendant que
Daniel se
faisait la
barbe, la ligne
babord s'est
étirée d'un pied
et j'ai crié à
Daniel qui est
sorti aussitôt,
tout plein de
mousse blanche
sur le visage,
nu comme un
vers. Il a vite
remonté sa ligne
pour trouver un
beau gros wahoo
avec des teintes
bleutées et vert
lime. Puis, en
passant devant
Culebra, un
énorme baraccuda
aux dents
pointus que nous
avons redonné à
la mer et
finalement, en
approche de la
marina, alors
qu'il remontait
ses lignes, un
merveilleux
petit thon tout
dodu. Nous
aurons donc un
beau souper pour
nos invités qui
nous font
languir
d'attente...
Peut-être que
Pierre-Paul a loué
une voiture à
San Juan et
qu'il s'est
perdu quelque
part à
Fajardo... À
moins qu'ils
soient arrêtés
manger parce que
la petite avait
faim... Mais que
font-ils donc ?
San Juan n'est
qu'à 25
kilomètres et
l'avion devait
atterir vers
15h30... Ils
devraient être
là ! Espérons
qu'ils
arriveront avant
la nuit ! En
attendant, on se
prend une bonne
bière fraiche et
du voilier, nous
surveillons la
guérite au loin,
d'où nous
aperçevront les
voitures
arriver... C'est
sûrement eux...
Mais non... AH !
Là c'est
sûrement une
voiture de
location, c'est
eux... ! Encore
non...
Daniel part à
pied à la
guérite, qui est
très loin, comme
pour les
rejoindre plus
vite... Il lui
faudra
contourner toute
la marina et
monter la
côte... C'est
trop loin pour
moi... Je me
prend une autre
bière pour
calmer mon
attente et
j'imagine Lily,
Chantale et la
petite, les yeux
grands ouverts
sur le paysage
qui défile...
J'imagine
Pierre-Paul au
volant qui
cherche son
chemin dans les
dédales des rues
non
indentifiées...!
Que d'aventures
ils auront à
nous raconter et
combien nous
rirons ce soir,
autour de la
table,
lorsqu'enfin
nous serons tous
réunis...
L'attente est
interminable...
Il est déjà
18h...>
Silvie
|
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Lundi le 14
février 2011,
L'attente nous
parue
interminable
mais enfin,
voici nos
invités qui
débarquent du
taxi, en riant
aux éclats. Le
pauvre chauffeur
qui les a
conduit de San
Juan à Fajardo,
se perdant dans
les dédales des
rues non
identifiées du
village,
probablement
confu et
déconcentré par
ses passagers
québécois qui
n'en finissaient
plus de parler
et de rire,
avait l'air bien
soulagé de
livrer, à nos
grands cris de
bienvenus, nos
invités si
longuement
attendus...
Baggages,
cadeaux,
victuailles, ils
arrient les bras
remplis et on
fait la chaine
pour transporter
le tout à
l'intérieur ou
la fête continue
jusqu'à tard
dans la nuit :
champagne,
bières,vins et
drinks se sont
mélangés pour
constituer un
cocktail
explosif nous
faisant rire aux
larmes sous
n'importe quel
prétexte ou
répliques
juteuses de nos
invités en
feu...
Au matin, une
pluie diluvienne
est venue
rafraîchir nos
ardeurs et nous
avons profité de
cette acalmie
pour préparer la
liste des menus
de la semaine et
discuter des
sites à
visiter... Puis,
pendant que
Pierre-Paul, Lily
et moi sommes
partis en taxi
au super Écono,
Chantal qui
avait attrapé
une gastro juste
avant son
départ, est
restée dormir
dans sa cabine,
mal en point,
pendant que
Daniel
remplissait les
gros réservoirs
d'eau au quai.
Après 3 paniers
remplis de
victuailles,
vins, bouteilles
d'eau, jus,
fruits et
légumes, nous
sommes repartis
avec le même
taxi qui nous
attendait, comme
convenu, devant
le supermercado
et sous le
soleil brillant,
nous avons fait
la chaine pour
ranger
l'épicerie et
trouver un
coffre ou un
dessous de
banquette pour
ranger le tout.
Le frigo est
plein à craquer
et le
congélateur
peine à fermer
mais avec Lily
comme invitée,
nous savourons à
l'avance les
festins qui
viendront
compléter nos
journées bien
remplies...
11h. Daniel part
régler la marina
et faire une
autre
réservation pour
le 20 février,
date de départ
de nos invités.
Au retour, le
signal du départ
est donné et
nous mettons le
cap vers la
magnifique ile
de Palomino et
ses centaines de
chaises bleues
qui longent la
plage des deux
cotés de l'Ile.
COmme c'est la
St-Valentin
aujourd'hui, la
plage est bondée
de touristes
venus de partout
dans le monde
pour célébrer la
fête de l'amour.
Nous marchons
longuement dans
le sable fin
avant de trouver
un coin ombragé
avec 6 chaises
côte-à-côte.
Enfin, nous
voici installés,
en état de
béatitude
totale, devant
la beauté simple
mais majestueuse
des lieux.
Avant de quitter
le voilier,
Pierre-Paul a pris
le temps de nous
préparer un
immense
contenant de
rhum, de jus
d'annanas et
lait de coco
bien glacé que
nous avions mis
dans un sac
thermos et
apporté avec
nous afin
d'éviter la
désydratation.
Entre deux
drinks, on
quitte l'ombre
du palmier pour
plonger dans
l'eau chaude et
turquoise,
savourant la
beauté des
lieux,
l'immensité du
ciel qui se perd
dans l'horizon
lointain d'où on
aperçoit les
contours pâle de
Puerto Rico...
Quelle belle
journée et qu'il
est bon de se
retrouver entre
amis, de rire,
de badiner, ou
simplement
d'être bien dans
le silence et la
contemplation !
19h. On revient
au voilier,
amortis par le
soleil cuisant.
Lily et moi
démarrons le
souper. Lily
avait apporté
dans ses
baggages des
petites nouilles
aux légumes,
colorées et en
forme de coeur
qu'elle a
cuisiné avec du
pesto et du
parmesan, tandis
que moi je
préparais des
longes de porc à
la sauce
moutarde de
Meaux. Naomie
nous a assisté
pour couper
finement le chou
afin d'en faire
une délicieuse
salade de choux
avec pomme verte
et noix. Le
repas fut un
délice, bien
arrosé mais la
soirée fut
courte pour les
filles qui
avaient bien du
sommeil à
récupérer. Les
gars, plus
résistants, sont
restés à boire
du vin dans le
cockpit et se
sont couchés
bien tard,
discutant encore
et encore de
futurs
investissements
dans les Vierges
Espagnoles, de
voiliers, de
traversées...
Silvie
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Mardi le 15
février 2011,
Levées très tôt,
Lily et moi
préparons une
pleine jarre de
café corsé que
nous savourons
sous un soleil
déjà chaud et
brillant. La
journée
s'annonce
magnifique.
Chantal dort
encore. TOute la
journée d'hier,
elle a été
malade, ne
supportant
aucune
nourriture et
nous espérons
qu'elle
retrouvera la
forme
aujourd'hui,
ainsi que son
sens de l'humour
qui,
d'ordinaire, ne
lui fait pas
défaut.
Tout le monde
déjeune, de
bagels et de
confitures
maison faite par
Lily : fraises
et rubarbes et
bleuets et miel.
Il y a aussi de
bons cretons
rapportés par
Lily qui a pensé
à tout et dont
les trois quarts
de sa valise
était remplie de
gourmandises et
de cadeaux...
Assez pour nous
mettre bien mal
à l'aise mais
Lily est comme
cela, généreuse
et abondante...
Cette fois, on
commence la
journée par une
cueillette de
coraux à la
petite ile
Palomini, située
juste à coté de
celle de
Palomino. Une
petite ile faite
sur un banc de
sable qui
retient les
joyaux de la mer
que nous
collectionnons
dans des sacs en
platique, en
attrapant un qui
nous charme pour
le délaisser
pour un autre
plus particulier
et encore pour
un autre avec
des teintes de
rose et
d'émeraude sur
un fond blanc
nacré.
J'aperçois enfin
une petite
conche
miniature, toute
rose, dont je
m'empare
aussitôt. Depuis
le temps que
j'en cherche une
petite,
parfaite, sans
écorchure... Et
voilà une belle
petite éponge
blanche... Et
une aile de
corail rose et
mauve toute
finement
dentelée... Nos
sacs remplis de
trésors offerts
par la mer, on
se baigne
enfin... Encore
et encore...
Saturés de
soleil, on
décide de
repartir vers
l'ombre des
palmiers et vers
le confort des
chaises longues
de Palomino et
nous revoici,
seuls cette
fois, sur cette
immense plage
encore vide à
cette heure
matinale. La
fraîcheur de
l'eau est divine
mais le temps
file et la faim
se fait
sentir... On
termine cette
chaude
avant-midi sous
les douches
extérieures afin
de se
débarrasser du
sel et du sable
avant de
retourner au
dinghy...
12h. On est
saturé de soleil
et tout le monde
est rouge par
trop de soleil,
trop rapidement.
Il fait une
chaleur torride
et on décide de
partir vers
Culebra afin de
faire un peu de
voile et de
rafraîchir nos
coups de soleil
avec un peu de
vent du large.
Chantale se sent
beaucoup mieux
et Pierre-Paul et
Lily ont hâte de
voir la suite...
Babord amure,
sous grand-voile
et génois, au
près serré, on
taque pour
remonter le vent
qui ne souffle
qu'à 15 noeuds.
Le voilier
tangue doucement
et nous avançons
à 6.5 noeuds sur
une mer
brillante et
plate. Vers 16h,
nous approchons
de Luis Penas, à
3 milles de
Culebra et nous
décidons de
passer la nuit à
l'abri de l'ile,
une réserve
naturelle où
viennent pondre
des tortues et
qui est abritée
par trois cotés.
La nuit qui
devait être
confortable a
été très
houleuse et le
bateau a roulé
fortement toute
la nuit.
Durant la
traversée, les
deux lignes à
pêche se sont
étirées en même
temps et Daniel
et Pierre-Paul ont
sorti un thon et
un wahoo. Dix
minutes plus
tard, pendant
que Daniel
préparait les
poissons en
filet,
Pierre-Paul
a sorti un
énorme Wahoo de
trois pieds que
je préparerai en
papillottes,
selon la recette
du chef
cuisinier
rencontré aux
Bermudes.
Aussitôt
accroché sur le
dernier mooring
de Luis Penas,
Daniel installe
le moteur du
dinghy et tout
le monde descend
à terre, marcher
sur la plage et
plonger à l'eau
une dernière
fois avant de
souper. Au
retour, tout le
monde se met à
table pour
savourer le
fruit de la
pêche
d'aujour'hui,
wahoo tout frais
et cuit à la
perfection. Lily
nous a préparé
un savoureux ris
basmati au lait
de coco qui est
aussi bon qu'un
dessert. Le
souper est moins
arrosé que la
veille car tout
le monde est
bien fatigué de
cette longue
journée
ensoleillé et à
21h, tout le
monde dort
paisiblement.
Silvie
|
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PHOTOS PLUS
GRAND FORMAT |
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Mercredi le 16
février 2011,
Problème de
génératrice ce
matin. L'essence
diésel des Iles
forment
rapidement des
algues qui
encrassent et
bouchent les
filtres. Daniel
et Pierre-Paul sont
penchés sur le
problème pendant
que les filles,
déjà revêtues de
leurs maillots,
prennent du
soleil dehors
tout en
discutant
joyeusement. La
journée est
aussi magnifique
et chaude que
celle d'hier et
déjà il est
difficile de
trouver un peu
d'ombre sous le
bimini. Une
heure plus tard,
le génératrice
ronronne et tout
le monde part en
dinghy pour
faire de la
plongée et
revenir enchanté
par la vision
multicolore des
bancs de
poissons de
toutes les
variétés se
promenant autour
des coraux qui
forment un
jardin
féérique...
Au retour, Lily
nous prépare ses
célèbres toasts
MacLily et tout
le monde se
régale de ce
sandwiche oeuf,
jambon, fromage
et tomates.
Puis, Daniel
donne le signal
du départ en
démarrant le
moteur. NOus
n'avons que 3
milles à faire
avant d'ancrer à
Ensenada Honda
d'où nous
descendrons pour
explorer la
ville.
Pierre-Paul
est déjà en
contact avec un
agent immobilier
qui l'attend
pour lui faire
visiter quelques
résidences
secondaires
ayant les pieds
dans l'eau...
Daniel et moi
cherchons aussi
un endroit
riverain d'où il
serait possible
de bâtir un quai
servant à
approvisionner
en eau douce les
voiliers car
Ici, à Culebra
comme à Vieques,
aucune facilité
n'est offerte
pour les
voiliers qui,
pour cette
raison,
délaissent ces
endroits
magnifiques et
encore peu
développés qui
ne sont pourtant
qu'à moins de 50
milles des
Vierges
Britanniques et
Américaines,
bondées à
l'excès et par
conséquent,
hyper
dispendieuses !
Quant à
Pierre-Paul
et Chantale,
c'est plutôt un
petit
pied-à-terre
qu'ils
recherchent,
question de
venir y passer
du bon temps en
hiver, après
leur grosse
saison de
décoration de
Nôel, commerce
qui grossit
comme boule de
neige qui roule
et amasse du
volume au fil
des années. On
évalue aussi la
possibilité
d'investir en
co-propriété,
comme quelques
autres de nos
amis intéressés
par un
investissement
dans ces iles
paradisiaques...
Quant à moi,
j'ai très hâte
de retrouver une
connection
internet, après
3 jours, pour
faire parvenir
mes textes à Guy
et que les amis
et familles
puissent avoir
des nouvelles...
Silvie
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Jeudi le 17
février 2011,
Le temps file à
la vitesse de
l'éclair quand
nous sommes en
compagnie de nos
proches et que
tout glisse,
dans une
harmonie
parfaite, comme
si chaque
instant était
magique...
Aussitôt ancré à
Culebra,
l'excitation
s'est faite
sentir dans le
voilier et tout
le monde, agité,
n'avait qu'une
envie, descendre
à terre.
Il faisait une
chaleur à couper
le souffle et
nous avions très
hâte de nous
rendre à la
magnifique plage
Flamenco, l'une
des trois plus
belles plages au
monde...
Nous avons
stationné notre
dinghy au quai
municipal et
marché jusqu'au
quai à Ferry, de
l'autre coté de
l'ile. Une
petite marche de
10 minutes qui
aurait pu
prendre une
heure si les
quelques
boutiques, sur
notre chemin,
avaient été
ouvertes mais
hélas, de 12h à
15h, tout est
fermé, à part
l'épicerie. Pour
les uns, c'est
l'heure de la
sieste, pour les
autres, il fait
trop chaud pour
travailler...
Il n'y a que
quelques rues à
Culebra, petite
ile de 2,500
habitants qui
s'étire sur 23
kilomètres mais
ce matin, la rue
principale est
bloquée par des
grues et de la
machinerie
lourde qui
sortaient du
ferry faisant la
navette entre
Puerto Rico et
Culebra. De
plus, l'unique
station
d'essence était
à court de stock
et nous avons
mis longtemps
avant de trouver
un taxi qui
avait encore du
précieux fuel
dans son
réservoir mais
enfin, nous
avons trouvé un
petit homme futé
qui avait prévu
le coup et qui
nous a
transporté, pour
trois dollars
par tête, à la
plage de
Flamenco qui
était
pratiquement
déserte.
On commence par
faire le tour
des kiosques, à
l'entrée de la
plage. Placés
en étoile autour
d'un arbre
entouré de
banquettes de
bois, quelques
kiosques offrent
des drinks à
1.50, Pina
Colada ou Bush
Hopers, bières
ou liqueurs;
d'autres offrent
des plats locaux
à 2.50
l'assiette,
Tiburon, Tuna ou
lobster et
d'autres, des
chapeaux de
paille,
serviettes ou
T-Shirt...
Habitués que
sont nos invités
au service
rapide des
fast-food, ils
trouvent bien
lent le service
des locaux qui
ont un rythme en
harmonie avec la
chaude
température mais
ils sont ravis
des petits plats
qui arrivent
enfin et dont
tout le monde se
délecte sur les
banquettes
ombragées
pendant que
j'observe un
peintre qui
paufine les
contours d'un
gros tank de la
US Navy dont les
Culebritains
sont si fiers
d'avoir évincés
de leur ile.
On file en
direction du
petit sentier de
bois qui mène à
la mer et en
aperçevant
l'immense plage
blanche de 10
kilomètres qui
se perd sous les
vagues qui
déferlent en
gros rouleaux
blancs, nos
invités sont
ébahis et
prennent place
sur leur paréo,
fascinés par la
beauté
spectaculaire du
décor. Chantale
et Naomie
partent jouer
dans les vagues
et elles
resteront à
l'eau pendant
2h30, sautant
devant les
vagues pour ne
pas être
immergées par la
mousse blanche
qui les poussent
fortement vers
le bord. LIly
et moi jasont et
riont pendant
que Pierre-Paul et
Daniel se
reposent sur
leur nouvelle
serviette de
plage à l'image
de la Princesse
des Caraibes
légèrement
vêtue...
Un homme est
assis seul à
quelques pas de
nous et il se
tourne
régulièrement
pour nous
regarder rire,
cherchant
visiblement à
entrer en
contact... Puis,
au bout de
quelques heures,
il se lève et
commence à
remballer ses
affaires pendant
que les gars,
cuits comme des
homards, se
relèvent.
Marchant en
notre direction,
je salue l'homme
en lui disant :
enough sun for
today ? Et
voilà que la
conversation se
poursuit avec
Lily qui
s'informe s'il
habite dans le
coin, lui
expliquant que
nous cherchons
une propriété à
acheter...
L'homme,
visiblement
heureux de
trouver des
compagnions à
qui parler, ne
tarit pas
d'information,
lui-même gérant
d'un nouveau
Resort de 64
condos sur l'une
des montagnes
donnant sur la
plage. Il nous
offre de nous
faire visiter le
coin avec sa
voiture et Lily
et Pierre-Paul
partent donc
avec lui... On
se donne
rendez-vous plus
tard au dinghy
Dock Bar et
Chantale,
Naomie, Daniel
et moi restons
encore un moment
à la plage avant
de retourner aux
kiosques pour y
déguster un
autre Pina
Colada. Puis,
on prendra place
dans un autobus
qui fait la
navette entre la
plage et le quai
à ferry et de
là, nous
retournons au
dinghy pour
regagner le
voilier, le
temps de se
changer, le
temps que
j'enfile sur des
baguettes mes
languettes de
poulet Tandori
qui macère
depuis hier. Je
prépare le tout
et il ne
restera, ce
soir, qu'à
ouvrir le four
et tout sera
prêt dans 45
minutes.
On retourne
rejoindre
Pierre-Paul,
Chantale et
l'inconnu qui
sont en grande
conversation,
bien excités par
les visites des
divers
développements
autour de
l'ile. L'homme
s'appelle Leslie
Jones, ancien
cowboy de
l'Orégon,
massothérapeute
et gérant de
resort habitant
l'ile depuis le
décès de son
épouse. Parle
parle jase jase
en buvant de la
draft fraiche,
sous la brise du
quai, la lune se
lève et le bar
se remplit...
Après le 5 à 7,
on invite Leslie
à souper à bord
et on retourne
au voilier pour
préparer le
souper. Lily
nous préparera
son riz au lait
de coco et je
dresserai les
assiettes avec
de la mangue, de
la crème sûre et
du citron. On
croisera les
brochettes sur
un lit de riz et
arroseront le
tout de sauce
piquante pendant
que Daniel
ouvrira les vins
rouge et
blancs. Leslie
a perdu son air
triste et il
semble bien
heureux d'être
sur notre
voilier. On
remarque son
penchant pour
Lily qu'il
trouve
Wonderfull and
Powerfull...
Puis, il
lui offre un
massage que Lily
accepte avec
grande joie,
ayant un
problème ancien
de douleur
tenace dans une
épaule... Ils
prennent place
dans la noirceur
du cockpit
pendant qu'on
continue à jaser
joyeusement dans
le carré,
discutant d'une
maison que nous
irons visiter
demain à 9h pile
et dont le quai
donne sur
Ensenada Honda.
Au bout d'une
heure, Lily
revient
transformée et
nous raconte son
expérience
douloureuse de
massage qui lui
a fait un bien
énorme. Elle
peut de nouveau
relever le bras
jusqu'au dessus
de sa tête et le
bouger dans tous
les sens. Elle
est radieuse et
Leslie est très
fier de lui
avoir dénoué les
noeuds. La
conversation se
poursuit jusqu'à
tard dans la
soirée et
finalement, tout
le monde descend
prendre un verre
à terre pour
reconduire
Leslie à sa
voiture, pendant
que je reste à
bord avec Naomie
qui dort comme
une bûche.
Leslie possède
un voilier en
Floride, un 28
pieds, modèle de
course et il
veut retourner
chez lui afin de
le ramener ici à
Culebra. Il
s'informe auprès
de Daniel s'il
cherche un
équipier pour le
retour et Daniel
lui dit que
c'est possible
et qu'on en
reparlera
lorsque nous
reviendrons à
Culebra avec mon
fils et ma
nièce, en
mars...
Ce matin, gros
soleil dans un
ciel bleu sans
nuage. Daniel,
Pierre-Paul et
Chantale sont
partis rejoindre
l'agent
immobilier pour
la visite de la
maison riveraine
et je reste au
voilier avec
Lily qui fait du
grand ménage
dans la cuisine
pendant que je
profite
d'internet pour
relever mes
messages et
écrire mon
journal. Au
retour de la
gang, ils
mangeront une
omelette
préparée par
Lily et ensuite,
nous mettrons le
cap vers Vieques
et sa plage aux
hordes de
chevaux
sauvages. Ce
soir, nous
souperons au
resto car pour
Lily qui n'a
qu'une petite
semaine de
vacances, les
jours sont
comptés et
samedi, le 19,
nous repartirons
la reconduire à
Puerto Rico, à
notre grande
tristesse...
Silvie
|
|
Vendredi le 18
février 2011,
La traversée a
été houleuse et
Chantale a du
prendre des
capsules de
gingembre pour
contrer le mal
de mer qui la
gagnait.
Pierre-Paul et la
petite Naomie se
sont endormis
durant la
traversée et
Daniel, qui
avait mis ses
deux lignes à
l'eau, n'a rien
attrapé. Lily
et moi avons
passé là
traversée à
jaser et à
rire. Au grand
largue, sur une
houle longue et
désordonnée, le
bateau roule et
tangue et le
grand génois qui
quelque fois se
dévente, donne
de grand coup
lorsqu'il
reprend son
vent, faisant
bouetter le
voilier.
Arrivés derrière
l'ile de
Viéques, les
conditions sont
plus facile et
nous roulons au
portant. Tout
le monde est
réveillé et
l'ambiance
redevient vite
joyeuse et
rieuse.
Enfin, Esperanza
est à vue et
nous entrons
dans la baie
vers 15 heures
pour ancrer dans
le coeur du
village. Tout
le monde plonge
à l'eau pour se
rafraîchir.
COmme c'est bon
de nager dans
l'eau turquoise,
autour du
voilier, après
une traversée !
Rapidement, tout
le monde se
change et on
descent en
dinghy pour
marcher sur la
large promenade
de pierre qui
longe la mer.
Nos invités sont
charmés par la
beauté typique
de Vieques qui
grouille de
monde en cette
fin
d'après-midi.
L'odeur des
épices qui
s'échappe des
restos terrasse
qui se suivent
nous donne faim
et le soleil
brulant nous
donne soif.
Après un bref
magasinage, sous
une chaleur
crevante, nos
invités on
trouvé plein de
petits cadeaux
pour leurs
amis... On prend
une pause chez
Pussy's et
chacun choisi,
parmis les 47
sortes de bières
offertes, celle
qui leur
convient.
Assis à l'ombre
de la terrasse,
nous observons
un groupe de 15
chevaux
d'équitation qui
promènent dans
la rue, à la
queu-leu-leu,
des touristes
assommés par le
soleil cuisant.
Au petit trot,
ils avançent
lentement et les
chevaux, trempés
de sueur,
semblent heureux
de prendre une
pause sous
l'ombre des
palmiers, devant
le quai.
Après avoir
réservé nos
places au
meilleur resto
de la ville,
nous regagnons
le voilier afin
de prendre l'air
du large et un
peu de repos.
Les filles se
mettent belles
et vers 19h,
nous retournons
prendre place
dans ce
magnifique
restorant déjà
bondé où notre
table est
dressée sous les
larges pales
d'un ventilateur
suspendu sur les
poutres du
plafond
cathédrale.
Homard pour tout
le monde et vin
blanc frais. Le
repas est un
délice et la
présentation
originale. Les
queues de homard
sont fendues en
deux et les
anneaux sont
montée l'un sur
l'autre, le tout
sur un lit de
riz et légumes.
Puis, à la fin
de ce joyeux
repas,
Pierre-Paul
s'est emparé de
la facture et il
a tout réglé,
malgré nos
protestations.
Nos invités sont
d'une générosité
sans borne et
Daniel et moi
sommes mal à
l'aise.
En magasinant
dans une petite
boutique
artisanale
joliement
décoré, nous
scannons les
pierres qui
pendent au bout
des chaines sur
des présentoirs
en noix de coco
et je tombe en
extase devant
une opale brune
qui contient une
faille en son
centre d'où on
aperçoit, au
fond, comme une
rivière
christalisée de
sable d'or.
L'objet est un
chef-d'oeuvre de
la nature, poli
avec soin, de
forme ovale et
dans les teintes
de brun noir
avec des veines
roses et beige.
La pierre est
finement décoré
de fil
d'argent. C'est
fantastique !
Regarde Lily...
Elle est aussi
émerveillée que
moi et elle
l'achète
aussitôt, après
avoir négocié le
prix.
Durant le
souper, elle
m'offre le
bijou,
prétendant
l'avoir acheté
pour moi. Je ne
porte pas de
bijou, jamais,
mais elle
insiste encore
et encore. J'ai
beau protester,
rien à faire...
J'accroche
l'opale à mon
cou et je me
sens vraiment
mal... C'est
trop ! Je
proteste encore
et finalement,
on décide de se
le prêter, une
année elle, une
année moi... En
attendant,
l'année commence
par moi !
On marche encore
sur la
promenade, sous
l'éclairage
coloré des
lumières de la
ville et on
regarde les
étoiles briller
dans le ciel en
écoutant le
bruit des vagues
qui cassent sur
les roches du
rivage... Quelle
belle soirée,
remplie d'amour,
de rire, de
bonne bouffe, de
soleil et de
vent...
Tout le monde
dort comme des
bûches et au
matin, encore un
gros soleil sur
VIeques. C'est
la fête de la
petite Naomie
qui a 7 ans.
Elle aura été un
ange de
gentillesse et
de beauté tout
au long du
voyage.
Mignonne, douce,
aimante et
calme, elle a su
gagner le coeur
de tout le monde
dans le voilier
et tous nous
avons collaboré
pour lui acheter
un petit cadeau
choisi par
Lily. Un
adorable petite
Caniche toy tout
doux et tout
moelleux, blanc
et rose, sur
lequel nous
avons caché un
ensemble de
bague et des
mini boucles
d'oreille
représentant une
petite libellule
que nous avons
accrochés sur
les oreilles
pendantes du
toutou et nous
avons laissé,
dans le sac
cadeau, la boite
de bijou vide.
Naturellement,
elle a commencé
par ouvrir la
boite et
surprise de n'y
trouver rien,
son visage s'est
assombrit mais
rapidement, en
voyant le toutou
briller de
bijoux, elle a
éclaté de joie !
Il est 10h.
Tout le monde
est redescendu à
terre. Lily
pour magasiner
avec Chantale et
Naomie et
Pierre-Paul pour
visiter des
propriétés avec
un agent
d'immeuble.
Vers 12h, nous
irons les
chercher au quai
et nous lèverons
l'ancre pour
partir vers la
plage des
chevaux où nous
passerons le
reste de la
journée...
En soirée, ce
sera de
l'équitation ou
du kayack sur la
baie
luminescente...
Cela restera à
déterminer après
le souper. Et
ce soir, au menu
: crevettes au
lait de coco,
curry et rhum !
Silvie
|
|
Samedi le 19
février 2011,
La journée
d'hier fut
remplie de rires
et de
surprises... En
avant-midi,
visite avec un
agent immobilier
d'une propriété
décorée avec
rafinement par
deux artistes
qui y ont vécu
trois ans et en
vente, pour
cause de
divorce, à un
prix
intéressant,
visite qui
finalement fut
annulée par la
propriétaire, à
la dernière
minute, pour une
raison inconnue,
reportant au
lendemain le
rendez-vous.
Nouvelle visite
des boutiques et
achats de trucs
divers par les
filles et enfin,
retour au
voilier pour un
diner rapide,
hot dog. Puis,
nous avons
déplacé le
voilier de
l'autre coté de
la pointe de
l'ile pour être
en face de la
plage Sunnybay
et de la horde
de chevaux
sauvages. Nous
sommes descendus
en dinghy,
lequel était
difficile à
contrôler sous
les ressacs des
vagues qui
déferlaient sur
la plage. Nous
avons marché
longuement avant
de trouver une
place sous un
groupe de
palmiers faisant
ombrage.
Baignade et jeux
dans les vagues,
observation
des chevaux
sauvages, longue
marche dans le
sable, drinks et
repos, pluie
torrentielle et
retour au
voilier
trempées...
Vers 16h, on
ramène le
voilier devant
le village et on
se prépare pour
fêter
l'anniversaire
de Naomie. Au
menu, crevettes
au lait de coco
et épices
indiennes
mélangées par
Lily, nouilles
de riz et gâteau
vanille garnie
de 7 chandelles.
Puis, tout le
monde se met
beau et on
retourne au
village car déjà
la musique sort
de partout et
c'est la fête en
ville, en ce
soir de pleine
lune.
Sur la
promenande,
plein de
nouveaux
kiosques ont
poussé comme des
champignons et
les vendeurs
présentent de
l'artisanat et
des bijoux. Plus
loin, deux
réflexologues
offrent des
massages de
pieds pour 20 $.
On y passe tous
et la femme et
sa fille
s'acharnent sur
nos pieds, les
repliants, les
étirants, les
massants dans
tous les sens.
La mère, qui est
une guérisseuse,
naturopathe et
masseuse, relève
nos problèmes de
santé selon les
points
douloureux sur
nos pieds. Pour
l'une, problème
de reins, pour
l'autre, la
glande tyroide
et pour l'autre,
une côte
déplacée... Les
massages qui
devaient durer
20 minutes
s'étirent plutôt
sur une heure et
la conversation
animée est
traduite par la
Powerfull Lily.
Un merveilleux
moment passé
sous la tente
ornée de
magnifiques
foulards
brillants et
flottant au
vent, dans le
confort d'une
chaise longue,
les pieds sur un
coussin
moelleux.
Chantale,
transformée par
son massage et
les révélations
reçues par la
femme dont la
force dans les
pouces a
impressionnée
tout le monde,
est aussi
fatiguée que la
petite Naomie
qui s'était
habillée comme
une princesse,
avec des
brillants dans
les cheveux, un
petit châle
translucide qui
ressemble à des
ailes de
libellule, sa
petite jupette à
frison et son
nouveau petit
sac à main garni
de frisons
assortis à ses
couleurs. Daniel
vient donc nous
reconduire au
voilier toutes
les trois
pendant que Lily
retourne
bénéficier d'un
autre massage
des mains, cette
fois-ci, et
continue sa
conversation
animée avec
cette femme
exceptionnelle,
Mme Gulliver,
qui habite
Isabelle 11, au
nord de l'Ile.
Pierre-Paul attend
sur le quai le
retour de Daniel
et ils iront
ensuite manger
des brochettes
de poulet dans
un petit kiosque
ambulant. La
femme qui les
sert parle
courramment
français et
discute avec
Lily de la
ville, de la
criminalité, des
projets, des
ouvertures
possibles de
commerce, ect.
Puis, en
marchant vers le
dinghy,
Pierre-Paul
qui est un
cowboy dans
l'âme autant
qu'en affaire,
aperçoit un
grand cheval
brun attaché par
un licou de
corde tressée à
un poteau et
demande à son
propriétaire,
lourdement
éméché, s'il
accepte de louer
sa monture.
L'homme répond :
Si... Si...
Senior, 10$. Il
n'en fallut pas
plus pour que
Pierre-Paul monte
sur le cheval
qui démarrre au
galop, en pleine
rue, entre les
voitures qui
abondent, sans
aucun
contrôle...
Heureusement, la
femme qui venait
de leur vendre
des brochettes,
reconnaissant
Pierre-Paul, hurle
et court avec
son mari, dans
la rue pour
arrêter le
cheval
incontrôlable et
parti en peur
dans une course
folle, avisant
JG que le cheval
est sauvage et
que seul les
Cavalieros
experts peuvent
les contrôler...
Pierre-Paul n'aura
pas fait 500 pas
qu'il ramène par
la bride le
cheval à son
propriétaire
tout penaud...
Ce matin, retour
à terre pour la
prise deux de la
visite de la
propriété à
vendre. Le
rendez-vous de
9h est repoussé
à 10h et
finalement, à
11h. La maison,
située à trois
rue de la mer,
est superbe et
possède une
grande cour avec
des arbres
matures. Deux
étages, trois
banos, deux
terrasses, 6
chambres, une
cuisine des plus
moderne et le
tout élégamment
meublé. Chantale
est enchantée
mais trouve cela
compliqué de
devoir prendre
deux avions pour
y venir
occasionnellement...
Ils y
réfléchiront...
On se retrouve
tous chez Belly
Bottom pour un
déjeuner-diner
rapide, on passe
par l'épicerie
locale acheter
de la glace et
quelques
babioles et on
file au voilier
où Lily
préparera des
sandwiches au
thon et aneth
pour la
traversée.
Dernier jour de
vacances pour
Lily qui aura
pris le contrôle
de la cuisine
après une
journée...
Cuisinière hors
pair, elle nous
a sûrement fait
engraisser de
plusieurs livres
et son énergie
sans borne était
un ravissement
qui me manquera
grandement. Nous
mettons le cap
vers Puerto Rico
où nous n'avons
pas pu rejoindre
la marina afin
de réserver
notre quai,
internet faisant
défaut une fois
de plus.
Espérons que
nous pourrons
les rejoindre au
VHF en approche
et qu'il restera
un quai pour
nous accueillir,
sinon nous
devrons ancrer
derrière Isla
Marina et
voyager en
dinghy jusqu'à
Puerto Rico, de
l'autre coté de
l'Ile, à environ
5 milles de
distance. Comme
nous devons
arriver avant la
fermeture de la
marina, soit
17h, nous
lâchons
l'interminable
attente pour
capter internet
et démarrons le
moteur. La
traversée
prendra 4
heures, sous des
vents
exceptionnels du
nord, nous
obligeant à
faire le trajet
sous grand-voile
et moteur...
16h. Sunnybay
marina accepte
de nous recevoir
et nous
retournons au
quai C-30, le
même que la
dernière fois.
Deux préposés
prennent nos
amarres et
Daniel installe
l'électricité et
l'eau. Puis,
avec Pierre-Paul,
ils partiront
aussitôt pour
louer une
voiture car
demain matin,
nous irons tous
reconduire Lily
à San Juan, à
l'aéroport,
profitant de ce
triste départ
pour visiter le
vieux San Juan
et peut-être
aussi, si le
temps le permet,
aller visiter la
forêt humide de
Humanaco.
On ouvre le
champagne rosée
que Lily avait
apporté en
arrivant, pour
célébrer sa
dernière soirée
avec nous. Quand
les gars
reviendront avec
la voiture, nous
partirons souper
en ville dans un
petit restaurant
local. En
attendant, les
filles sont
partis prendre
une douche à la
marina...
Silvie
|
|
Dimanche le 20
février 2011,
Dès que
Pierre-Paul
et Daniel sont
arrivés avec la
petite Hyundai
de location, les
filles étaient
prêtes à
embarquer pour
une dernière
virée dans les
boutiques
pendant que les
gars nous
dénichaient un
restaurant local
pour notre
dernier souper
avec Super Lily.
La semaine avait
passée à la
vitesse de
l'éclair et
c'est avec une
joie teintée de
tristesse que
nous avons pris
place sur la
terrasse d'un
resto local dont
je ne me
souviens plus le
nom et qui
présentait un
orchestre de
danse salsa qui,
derrière les
portes vitrées,
jouait à
tue-tête.
Pierre-Paul et Lily
ont pris du Red
Snapper et quand
l'assiette est
arrivée, nous
avons été pris
d'un fou rire à
voir les
poissons
entiers, queue,
tête, yeux et
dents, débordant
des larges
assiettes,
légèrement panés
et frits dans
l'huile. Le menu
étant en
espagnol, Daniel
qui croyait
commander un
steak avait
demandé une
sauce aux
champignons
comme
accompagnement
mais il s'est
retrouvé avec
des côtes levés
BBQ noyées sous
la sauce aux
champignons.
Quant à moi,
j'ai vraiment eu
un steak et
c'était
délicieux. À la
fin du repas,
nous étions
crevés et
personne n'a eu
envie d'entrer à
l'intérieur pour
danser, malgré
la musique
endiablée et la
foule qui
dansait. Nous
sommes revenus
au voilier et
seules LIly et
moi sommes
restées jaser
dans le cockpit,
tristes de
sentir la fin si
proche et nous
nous sommes
remémorées nos
meilleurs
souvenirs...
Au matin,
branle-bas de
combat, nous
sommes tous
partis, après un
café corsé, vers
San Juan où nous
avons déposé
Lily à
l'aéroport.
Quelle tristesse
de la voir
partir... Après
avoir embrassé
tout le monde,
je l'ai prise
dans mes bras et
j'ai retenu mes
larmes... Quels
merveilleux
moments nous
avons passé
ensemble et
combien il a été
agréable pour
tout le monde de
jouir de sa
présence si
chaleureuse, si
dynamique, si
drôle...
Puis, nous
sommes partis
visiter le vieux
San Juan et
l'immense fort
de pierre
construit par
Christophe
Colomb en 1493
d'où la vue est
majestueuse.
Ensuite, nous
avons arpentés
les rues de
pierres et
d'ardoises qui
grouillent de
touristes et de
boutiques
d'artisanat et
de vêtements,
d'antiquités, de
boutiques de
décorateurs,
etc... Comme
Lily aurait aimé
San Juan ! Toute
la journée, sa
présence était
palpable...
Vers 13h, nous
avons repris la
voiture laissée
dans un
stationnement si
exigue que seul
le préposé
pouvait entrer
et sortir les
voitures et nous
avons pris
l'autoroute à
payage pour nous
rendre à Palmas
Del Mar afin de
faire visiter le
Resort à
Pierre-Paul et
Chantale qui
cherche une
propriété en
bord de mer...
Et ce fut le
coup de foudre
pour Chantale et
Pierre-Paul qui
cherche un coin
sécuritaire où
ils n'auraient
rien d'autre à
faire que de se
reposer lors de
leurs passages !
Hélas, nous
étions dimanche
et les bureaux
de ventes
étaient fermés
sauf une visite
libre dans un
des appartement
témoin d'une
nouvelle unité
près de la
marina. 3750
pieds carré de
surface, 4
chambres, 3
salles de bain,
une vaste et
moderne cuisine
avec un superbe
comptoir en
granit donnant
sur le salon
ouvert sur une
immense terrasse
en face de la
mer, plancher de
céramique blanc
sable, le tout
élégamment
décoré en blanc
et turquoise. De
quoi faire
rêver...
Nous avons pris
rendez-vous le
lendemain matin
vers 9h30 avec
un courtier qui
nous fera
visiter les
condos de Beach
Village où des
unités offrent
des trois
chambres à
coucher en bord
de mer à des
prix
compétitifs.
Mais, ne pouvant
attendre au
lendemain, nous
sommes passés
repérer le
secteur et avons
marché dans le
quartier,
jusqu'à la mer
où nous avons
parlé avec des
résidents afin
d'obtenir des
renseignements
sur la qualité
de vie de
l'endroit, etc.
Mais tous ceux
avec qui nous
avons parlé
étaient
enchantés.
D'ailleurs, ce
serait difficile
de ne pas l'être
car l'endroit
est magnifique,
bien géré, super
bien entretenu,
avec de vastes
espaces entre
chaque unité,
des piscines
autour de chaque
groupe d'unités,
des terrains de
golf, des courts
de tennis, des
jardins, des
bassins d'eau,
des fontaines,
un ranch, un
petit centre
d'achat, une
clinique
médicale, une
marina, etc...
Au retour, nous
avons soupé à la
terrasse du
Sheraton dont
l'hôtel est
présent au coeur
de l'immense
développement de
Palmas Del Mar,
avec son casino
et ses jardins
fleuris remplis
de fontaines
gigantesques
puis nous sommes
revenus au
voilier.
Cette nuit,le
vent a hurlé et
fait vibrer le
mat du voilier.
Encore ce matin,
il vente à
écorner les
boeufs mais le
soleil est
présent et nous
repartons vers
Palmas Del Mar,
à 45 minutes en
voiture, pour
rencontrer
l'agent
immobilier.
Puis, nous irons
plus au sud, à
Guanes, où
d'autres condos
sont offerts à
des prix
ridicules...
Mais quant à
Pierre-Paul et
Chantale, leur
idée est déjà
faite et ils
disent que
Palmas del Mar
sera très dur à
battre... Qui
sait !
En attendant, je
pense à Lily et
j'espère que son
retour s'est
bien passé...
Comme elle me
manque !
J'espère qu'elle
pourra me faire
parvenir
rapidement les
photos qu'elle a
prise et que
nous n'avons pas
pu transférer
dans
l'ordinateur car
j'ai bien hâte
de compléter mon
album...
Silvie |
|
Lundi le 21
février 2011,
8h du matin. Il
fait gris et
frais dehors. Le
temps idéal pour
une exploration
immobilière...
Toute la nuit,
le vent a sifflé
dans les haubans
et fait vibrer
le mat. Les
défenses
grinchaient
entre le bordé
du voilier et le
bord du quai et
le bruit
ressemblait à
une longue
lamentation. Le
mouvement de
l'eau sous la
coque faisait
entendre un
clapot continuel
et j'ai mis
longtemps avant
de m'endormir...
On avale un café
en vitesse. 30
minutes plus
tard, tout le
monde prend
place dans la
voiture et on
met le cap vers
le magnifique
Resort Palmas
Del Mar pour
rencontrer un
des plus ancien
agent d'immeuble
qui nous fera
visiter plus de
5 condos et
maisons de ville
dans 4 unités
différentes, en
bordure de mer.
Palmas Del Mar
s'étend sur 130
000 acres de
terrain
vallonneux dans
la partie Est de
Puerto Rico. Un
vaste domaine
comprenant
divers
développements
immobiliers
ayant chacun une
architecture
similaire mais
un caractère
distint et
uniformisé par
les teintes pâle
des maison
modernes et des
aménagements
paysagers
magnifiques qui
donnent à
l'ensemble un
air de coin de
paradis où
semble régner
l'ordre, la
beauté, le luxe
et la sécurité.
Le Resort offre
des services en
commun comme des
courts de
tennis, des
piscines, des
gymnasses, des
terrains de
golf, un ranch,
une école
privée, un hôtel
avec casino, une
marina et un
centre
commercial... La
majorité des
développements
donne sur la mer
tandis que
d'autres donnent
sur les terrains
de golf, ou
l'écurie, selon
les désirs mais
le prix est en
lien avec le
nombre de
chambres et la
proximité de la
plage. Chaque
développement a
son propre
conseil
d'administration
et jouit d'une
certaine
indépendance
pour la gestion
de ses projets
mais toutes les
décisions
majeures doivent
être approuvées
par le grand
conseil. De là
des frais de
condos qui
peuvent varier
entre 350 à 750
$ par mois.
Quant aux
condos, maisons
de ville ou
maisons, le prix
peut varier
entre 350 000 $
à plusieurs
millions de
dollars...
Nous avons
rendez-vous à
9h30 et encore
une fois, partis
à la course,
nous avons
oublié de
prendre de l'eau
en bouteille et
nous crevons de
soif. En cours
de route, on
quitte
l'autoroute à
payage pour
prendre une
sortie afin de
faire le plein
d'essence et on
tombe dans le
coeur d'un petit
village typique,
pauvre et
délabré. Une
route
secondaire,
étroite et
sinueuse, sans
trottoir, des
maisons grises
en bloc de
ciment
sécurisées par
des grillages en
fer forgé sur
toutes les
ouvertures et
entourées de
hautes clôtures
qui se terminent
en pic, des
carcasses de
voitures qui
trainent ici et
là, des cours
encombrés, des
chiens errants
et en arrière
plan, une forêt
dense,
tropicale... Un
cheval est
accroché par le
licou à un arbre
à coté d'un
petit bar local
qui ressemble à
un vieux cabanon
en métal ouvert
sur le devant où
sont assis
quelques
personnes
sirotant un
verre, des
jeunes qui
passent à toute
vitesse en moto
cross dans un
bruit
assourdissant...
Pendant que
Daniel fait le
plein et achète
de l'eau en
bouteille, je
traverse la rue
pour flatter le
cheval. Il est
beau, tout brun
et il gratte la
terre de son
sabot droit...
Sa crinière
noire est toute
enmêlée et des
poils lui
collent dans les
yeux plein de
larmes. Je lui
enlève les poils
des yeux et
tente de les
placer derrière
ses oreilles, en
vain. Son museau
est tout doux.
J'arrache de
l'herbe par
terre et lui
donne à manger.
Comme il est
beau et comme
j'aimerais avoir
une brosse pour
redonner du
lustre à son
poil terne et
moite... Je
tresserais sa
crinière et ne
le laisserait
jamais seul au
soleil pendant
des heures, sans
eau ni herbe...
Je le caresse
une dernière
fois et je
retourne à la
voiture. On
arrive enfin à
Palmas Del Mar
où l'agent nous
attend. On
embarque dans sa
camionnette et
on part en
direction de
Beach Village
pour une
première visite
d'un trois
chambres à
coucher sur deux
étages. La
décoration est
magnifique, de
grands tableaux
ornent les murs
de plâtre, des
meubles en rotin
garnis des
coussins blanc
sur d'immense
tapis de laine,
une grande
déserte faite de
verre et déposée
sur deux urnes,
des tables de
verre, une
cuisine moderne
en U avec un
épais comptoir
de granit noir,
de grands
walk-in closet,
une chambre des
maîtres vaste et
donnant sur une
immense terrasse
avec vue sur la
mer, une salle
de bain royale
et le tout sur
de grandes
plaques blanches
de céramique
épaisse... Une
maison clé en
main pour lequel
on offre un
service de
location et
d'entretien
durant l'absence
des
propriétaires...
Il est midi et
nos visites
tirent à leur
fin. On en aura
vu de tous les
genres avec des
décorations
diverses qui
font toute la
différence entre
un premier choix
et un dernier.
Chantale et
Pierre-Paul
hésitent entre
deux condos,
tous les deux
magnifiques avec
vue sur la mer
et la plage à
deux pas... Ils
y repenseront et
feront une offre
à leur retour à
MOntréal... On
part diner dans
un resto local
et ensuite, une
dernière
discussion avec
l'agent
immobilier qui
nous fournit des
exemples de
contrats, en
anglais et en
espagnol, des
cédés de
présentation,
des listings de
location, etc.
Puerto Rico
offre un congé
de 5 ans de
taxes pour les
acheteurs qui
investiront
avant le premier
juin.
On repart vers
Guyanes, à 20
milles plus au
sud, pour une
autre visite,
d'une maison
unique, sans
frais de condo,
à un prix
dérisoire, mais
on se perd dans
les dédales d'un
village presque
abandonné,
triste et
déprimant... Des
routes en
cul-de-sac, des
maisons vides,
d'autres
semblent habités
si on se fie aux
ventements qui
sèchent sous le
porche, des
chiens errants,
des poules qui
courent partout,
des iguanes qui
traversent les
rues, des cours
de scraps tout
partout et
toujours, cette
forêt dense qui
recouvre les
rues, formant
presque un
tunnel. C'est
étouffant et Il
fait une chaleur
torride, la mer
nous manque.
La petite est
fatiguée et veut
se baigner. On
décide de
retourner à
Fajardo et on
cherche la mer,
une plage
publique. On
stationne devant
un grand parc et
on marche le
long de la
promenande qui
longe la mer. Le
parc est jonché
de bouteilles
vides, de débris
de toutes
sortes... C'est
triste ! Dans le
parc, des
vendeurs
itinérants
offrent des
paréos, des
bijoux, des
galettes et des
gateaux... On
prend une pause
chez Popeye et
ses cacatoes
colorés juchés
sur un arbre, on
mange une glace
et on observe le
décor. À gauche,
un nouveau
développement
tout blanc et
tout en hauteur
domine la
montagne au
nord. À droite,
une autre
montagne et les
contours de
pierre du Resort
El COnquistador.
On repart et en
passant devant
les grandes
tours blanches,
on arrête
visiter un
appartement
témoin qui est
bien déçevant,
manque de
finition et de
raffinement. On
repart et en
passant devant
le magnifique
Resort El
COnquistador, on
pénètre à
l'intérieur du
domaine jusqu'à
l'Hôtel, roulant
entre les
terrains de golf
et les
jardins... On
visite l'endroit
tout de marbre,
tout en paliers,
en terrasses, en
piscine... On
prend un verre
sur le bord
d'une des
piscines où la
petite Naomie se
rafraîchi dans
3.6 pieds d'une
eau turquoise et
on est éblouit
par la beauté
des lieux et la
vue panoramique
qui du haut de
la plus haute
montagne offre
un spectable
grandiose avec,
au loin,
Palomino,
Vieques et
Culebra qui se
perdent dans les
nuages. On y
reste des heures
à explorer
l'endroit,
discuter avec
des touristes,
visiter les
boutiques,
regarder
Pierre-Paul perdre
40 $ au casino,
à la roulette et
Naomie, assise
sur une petite
moto, fait la
course sur un
ordinateur...
19h. On retourne
au stationnement
en kart de golf
et on part
souper dans un
resto local que
nous croiseront
sur notre route.
La journée a été
bien remplie et
tout le monde
est fatigué. Je
tombe comme un
roche dans un
sommeil
réparateur et au
matin, le soleil
brille et le
vent s'est
calmé.
Nos invités
dorment encore
et la petite
Naomie dessine
sur la table du
carré. Nous
n'avons aucun
projet pour la
journée, si ce
n'est de trouver
une plage et de
se baigner.
Pierre-Paul voudra
sûrement faire
d'autres visites
immobilières...
On verra !
Silvie
Mardi le 22
février 2011,
Une troisième
journée grise et
fraîche et une
troisième
journée à
explorer Puerto
RIco dans ses
routes en bord
de mer, à la
recherche
d'opportunités
immobilières.
Première sortie
de l'autoroute à
payage :
Luquillo, petit
village où se
côtoient de
belles maisons
modernes,
fraîchement
construites,
proprement
peintes avec des
cours garnis de
bosquets fleuris
et à coté, des
petites maisons
pauvres, avec
des cours
grillagés
remplis de
déchets, de
rebus, de
vieilles
carcasses de
métal, de vieux
meubles
défoncés...
Comme un sourire
rempli de dents
saines à coté de
dents cariées,
il règne dans ce
village, comme
dans dans bien
d'autres, des
contrastes
frappants entre
le beau et le
laid, le riche
et le pauvre, la
propreté et le
désordre qui
brisent
l'harmonie de
l'ensemble...
Beaucoup de
maisons à
vendre,
d'immeubles
vides mais à des
prix
exorbitants...
Deuxième sortie
: Fortuna. De
gros immeubles
vides, des
petites maisons,
des rebus,
d'autres maisons
abandonnées,
d'autres avec
des chevaux qui
se promènent
dans la cour,
des routes
étroites,
sinueuses et la
mer... Des
voitures
stationnées dans
tous les sens,
pas de règles,
pas
d'harmonie... La
récession a
durement frappée
les travailleurs
de Puerto Rico
et la misère se
lit dans les
vidanges qui
trainent, dans
l'abandon des
maisons
dépeintes... Et
pourtant, chaque
fois que nous
arrêtons pour
demander un
renseignement,
les gens sont
d'une
gentillesse
extrême, tout
sourire et ne
tarissent pas
d'information...
Les petites
maisons locales
semblent plus
petites encore
et plus pauvres
lorsqu'à coté,
une grosse
maison moderne a
pris place,
écrasante dans
sa richesse et
son luxe...
Troisième sortie
: Rio Grande...
Plus hamonieux,
plus propre,
plus uniforme...
On roule dans
une petite route
garnie de
commerces,
coquets, simples
mais propres...
On aboutit à un
Resort, on
traverse la
guérite après
avoir laissé
notre identité,
on passe en
plein coeur d'un
golf immense,
valonneux, vert
émeraude,
artificiel; des
terrains de
tennis, une
dizaine,
vides... Au bout
d'un long chemin
bordé d'arbres
matures, un
hôtel de luxe,
du marbre, des
fontaines, des
piscines, la
mer... On trouve
le bureau des
ventes et
Pierre-Paul et
Daniel partent
visiter quelques
condos pendant
que Chantale,
Naomie et moi
prenons le
chemin qui mène
aux piscines qui
se succèdent...
Décidément, on
est bourgeoises
mais comment ne
pas aimer tant
de beautés, de
propreté,
d'art... Les
gros Resorts se
sont appropriés
les plus belles
plages et y ont
bâtis des
endroits de rêve
réservés aux
plus nantis...
Contrairement à
Palmas del Mar,
le Resort Rio
Grande offre des
unités très
éloignées les
unes des autres.
Les condos en
bord de mer se
vendent encore
au-delà de 700
000 $ et ceux,
plus en retrait,
ayant une vue
magnifique mais
loin de la mer,
se vendent entre
400 et 550 000
$, chacune des
unités ayant sa
ou ses piscines
et ses
aménagements
propres...
Après les
visites, nous
nous rendons au
Grand Hotel et
nous nous
perdons dans les
dédales des
sentiers
pédestres,
circulons entre
les piscines,
les jardins, les
bars sur mer...
Il y a foule...
On marche sur la
plage, Naomie se
baigne, les gars
sirotent une
bière et nous un
Pina Colada...
Le soleil est
revenu, il fait
beau et chaud...
Retour à la
voiture, on
discute, on
compare, on
brainstorm...
Palmas del Mar
n'est pas
battable malgré
la beauté des
autres Resorts
ou encore, le
prix de
certaines
maisons
riveraines !
On soupe chez
Taco's Maker et
on revient au
voilier,
satisfaits de
notre journée et
de nos visites
de Puerto Rico.
Nous avons
maintenant une
meilleure idée
de l'ensemble
car nous avons
visité le nord,
le sud et
l'est... On
ouvre un vin
rouge et
discutons encore
et encore,
commentant telle
visite, écartant
telle autre, le
choix se précise
pour nos
invités...
Ce matin, gros
soleil sur
Puerto Rico. Le
beau temps est
revenu. C'est
Chantale qui
décidera de
l'organisation
de la dernière
journée de
vacances pour sa
petite
famille... En
attendant,
Naomie fait ses
devoirs sur la
table du carré
et Pierre-Paul et
Daniel discute
dans le cockpit.
Demain, nos les
reconduirons à
San Juan où ils
retourneront à
Montréal, dans
la neige et le
froid mais il
reste encore une
courte journée
qui nous réserve
sûrement
d'autres
surprises...
Silvie
Jeudi 24 février
2011,
Encore un ciel
nuageux et un
vent qui siffle
fort sur Puerto
Rico, faisant
vibrer le mat et
chanter les
haubans...
Malgré tout, il
fait beau et
chaud. Depuis le
départ de Lily,
nous avons fait
de la recherche
immobilière et
visité plusieurs
villages, se
promenant de
routes en
routes, mangeant
dans les
restaurants et,
côtoyant les
habitants de
proche, nous
avons appris
beaucoup de
choses. Puerto
Rico est un
endroit
magnifique,
chaleureux mais
comme partout
ailleurs, la
pauvreté
contraste avec
la richesse et
ici aussi, la
récession se
fait sentir...
Hier, nous avons
passé la journée
dans une réserve
naturelle, El
Yunke, un parc
national protégé
et une plage
immense et bien
entretenue où se
retrouve la
population du
nord de l'Ile.
L'eau, couleur
d'émeraude,
était très
chaude et de
grosses vagues
remplies de
sable
déferlaient sur
la berge. Il y
avait foule mais
l'endroit était
si vaste que
tout le monde y
trouvait son
espace. Des
musiciens
jouaient du
piano et
chantaient des
airs locaux. Des
vendeurs
itinérants
présentaient
leurs oeuvres en
feuilles de
palmier
tressées... Une
petite boutique
vendait des
paréos, T-Shirt
à 3 pour 10 $ et
de belles robes
indiennes à 20
$... Il faisait
un temps radieux
et ce fut une
magnifique
journée passée à
rire, se
détendre, se
baigner et
discuter...
Au retour, près
de la marina,
une cavalière
promène
fièrement son
magnifique
cheval beige qui
a une longue
crinière et
queue blanche.
Un cheval bien
entretenu,
reluisant de
propreté qui
semble écouter
au doigt et à
l'oeil...
Pierre-Paul fait
stopper la
voiture et offre
5 $ à la
cavalière pour
embarquer la
petite Naomie 5
minutes... Elle
accepte et voilà
Naomie, toute
fière, qui part
au trot avec la
cavalière qui
arrête devant la
marina. Naomie
était folle de
joie !
Le soir venu,
nous avons soupé
au voilier tout
en discutant
autour d'une
bouteille de vin
rouge.
Décidément,
Puerto RIco est
un bel endroit
pour investir
car le coût de
la vie est des
plus abordables
et la
température
exquise à
l'année. La
population est
charmante et
ouverte aux
Québécois qui
parlent français
et
continuellement,
les gens
engagent la
conversation
avec nous et
s'informent d'où
nous venons, ce
que nous
faisons, nous
souhaitent de
belles vacances
à Puerto Rico...
Ce matin,
Chantale prépare
les baggages.
C'est avec
tristesse que
nous les
reconduirons à
l'aéroport de
San Juan. Nous
avons eu
beaucoup de
plaisir avec
eux. Pierre-Paul
possède un
cerveau qui
bouillonne
d'idées et rien
ne l'arrête.
Dans un mélange
de français,
d'anglais et de
gesticulations,
il arrive à se
faire comprendre
par tout le
monde, même si
Daniel devait
traduire, il
ajoute de la
joie partout où
il passe. Ses
recherches
incessantes
d'investissement
nous ont poussé
à visiter des
dizaines de
maisons dans des
dizaines de
quartiers, nous
permettant de
découvrir Puerto
Rico tout en
trouvant les
meilleures
opportunités qui
sont nombreuses.
Chantale est
toujours de
bonne humeur et
possède un
solide sens de
l'humour. Une
mère exemplaire
et une épouse
dévouée, prenant
des notes dans
son petit cahier
et s'occupant de
son homme et de
sa fille sans
relâche. Quant à
la petite
Naomie, ce fut
un charme de la
recevoir, si
douce, si
aimante et si
drôle avec ses
réflexions
matures et ses
mimiques
comiques.
Les chambres
sont vides et
toute la literie
se retrouve dans
une grosse poche
qui partira à la
buanderie
pendant que nous
seront à San
Juan. Les
valises de nos
invités sont
dans la voiture
et nous sommes
sur le point de
partir.
Au retour, nous
resterons encore
une journée à la
marina, le temps
de refaire le
plein d'eau, de
gaz pour la
cuisinière,
l'épicerie.
Puis, un autre
ménage en
prévision de nos
prochains
invités, mon
fils bien-aimé,
Olivier et ma
nière adorée,
Julie qui seront
avec nous du 3
au 14 mars.
En attendant,
nous profiterons
encore de nos
invités jusqu'à
la dernière
goutte, se
remémorant nos
meilleurs
souvenirs et nos
promesses de se
revoir bientôt,
de nouveau, à
Puerto Rico...
Silvie
Vendredi le 25
février 2011,
Ce matin, j'ai
transféré mes
photos prises
lors du départ
de Pierre-Paul,
Chantale et
Naomie mais
aucune photo
n'est sortie de
ma caméra. Je
pense que
j'avais placé ma
roulette
d'ajustement sur
un mauvais
icône. Bref, la
journée a
commencé du
mauvais pied et
je m'en veux
terriblement !
J'imagine que
j'avais omis de
mettre mes
lunettes et que
je n'ai pas vu
l'avertissement...
J'espère qu'ils
me pardonneront,
tout comme
j'espère qu'ils
ont fait un bon
voyage de
retour, d'autant
plus que nous
venons
d'apprendre
qu'il faisait
tempête à
Montréal...
Grosse journée
ensoleillée et
chaude.
Avant-midi de
ménage. En
après-midi, on
termine nos
commissions
avant d'aller
porter la
voiture :
Walmart, Écono,
quincaillerie et
restos... Déjà 4
voyages de
caisses et de
sacs... On se
promène dans les
rues à l'heure
où les écoliers
sortent des
classes et
bloquent la
circulation déjà
dense. Selon
l'employé de
Entreprise, le
locateur de
notre voiture
dont la femme
est enseignante,
il semble que
beaucoup de
jeunes filles de
12-13 ans
tombent
enceintes et
qu'elles
n'arrivent pas à
éduquer leurs
enfants, étant
enfants
elles-même... À
l'école, les
jeunes font la
pluie et le beau
temps, ne
supportent pas
la discipline et
rendent la vie
bien difficile
aux professeurs
qui ont les
mains liées...
D'où la source
du décrochage
scolaire, de la
délinquance et
de la
criminalité qui
est présente à
Puerto Rico,
dit-il...
La journée
traine en
longueur, il est
déjà 16h et je
n'ai qu'une
envie, me
baigner... Je
suis crevée ! La
mer me manque,
j'entend l'appel
du grand
large... Vite,
repartons vers
Culebra...
On remet à
demain notre
départ. Il reste
trop de choses à
faire...
Allez, courage,
je retourne au
ménage pendant
que Daniel lave
le pont...
Vivement, qu'on
en finisse !
Silvie
Samedi le 26
février 2011,
Le temps file à
la vitesse de
l'éclair... Nous
voilà presque en
mars... Le
ménage du
voilier est
terminé, le pont
est immaculé de
blancheur et le
cockpit est
étincellant de
propreté. Tout
le lavage de la
literie est
faite, il ne
reste qu'à faire
les lits.
Ce matin, j'ai
réparé une
décousure de
deux panneaux
sur le bas de la
grand-voile,
avec du gros fil
ciré et un
poussoir. Trois
rangées de fil
en zizgag qui
avaient cassées
sous la
friction. Ce
fut un travail
ardu car les
points étaient
petits et serrés
mais j'ai bon
espoir que ma
réparation
tienne
longtemps. MOn
cours de
matelotage-voile
et ma trousse de
couture m'auront
enfin servis.
Il fait très
beau ce matin.
Le soleil brille
dans un ciel
bleu avec de
gros nuages
blancs, bien bas
sur l'horizon.
Daniel est parti
payer la marina
et faire la
réservation pour
les 2 et 3
mars. J'ai très
hâte
d'accueillir mon
fils et ma
nièce, tous les
deux amants de
la mer, adorant
faire de la
voile et très
sportifs.
Olivier est
excellent marin
et parfait
barreur. Il
participe
allègrement à
toutes les
manoeuvres sans
se faire prier.
Habile, agile,
méticuleux, rien
n'est à son
épreuve.
Alpiniste, il
aime grimper
dans les haubans
et il adorera
sûrement le
paysage
montagneux des
Vierges. QUant à
Julie, elle
adore barrer et
désire fortement
tout apprendre
de les rudiments
de la voile,
rêvant un jour
de faire une
longue croisière
autour du
monde. De plus,
elle est
excellente
cuisinière et ce
sera un charme
de préparer des
petits plats
avec elle.
Olivier et Julie
ont très hâte de
faire de la
plongée et
Daniel sortira
sûrement
son kit de
plongée en eau
profonde.
Olivier est
plongeur
qualifié et avec
Daniel, ils
iront sûrement
pêcher la
langouste.
Nous partons
vers Culebra
pour quelques
jours de repos.
Le port Ensenada
Honda est des
plus calme et la
connection
internet est
presque à 100
%. De plus,
c'est le seul
endroit des
Vierges où l'on
peut boire de la
bière locale à
pression et au
dinghy dock bar,
elle est
savoureuse et en
trois saveurs.
J'ai hâte aussi
de revoir nos
récentes
connaissances et
de connaître de
nouveaux
personnages,
toujours si
typiques et
originaux.
J'adore Culebra
et j'y vivrais
volontier six
mois par année,
à la condition
d'avoir un
cheval tout
proche et d'être
sur le bord de
la mer !
La traversée fut
houleuse. Un
fort vent du
nord-est entre
18 et 20 noeuds,
frisquet, une
mer formée, des
vagues de 2
mètres coiffées
de moutons
blancs qui
cassaient sous
la coque et
déferlaient sur
le voilier. On
a sorti nos
coupe-vent et
fermé tous les
hublots. Le
pont qui était
tout propre est
maintenant tout
brillant de sel
et le cockpit
rempli de
résidus d'algues
transportés par
les embruns.
Cent fois sur le
métier remet ton
ouvrage...
Nous avons jeté
l'ancre dans
Ensenada Honda à
17h dans une
baie remplie de
voiliers.
Aussitôt, je me
suis lancée dans
la préparation
du souper car
n'ayant pas
déjeuner, je
mourrais de
faim. Un sauté
au poulet sweet
and sour qui est
disparu bien
vite.
La nuit tombe
déjà sur Culebra
la rebelle.
Daniel installe
le moteur du
dinghy pour
demain et moi,
je me repose en
sirotant une
bière et en
relevant mes
courriels. Ce
soir, nous
resterons au
voilier.
Nous avons reçu
des nouvelles de
Chantale et
Pierre-Paul qui se
sont bien rendus
à MOntréal. Ils
m'ont fait
parvenir
quelques photos
que Guy, mon
fidel ami,
ajoutera à mon
site. J'ai bien
hâte de les
voir... Que de
bons moments
nous avons
passés ensemble
et combien ils
me manquent !
Nous avons aussi
reçu des
nouvelles du
ami de Daniel,
Pierre-Paul et
mon amie
Germaine. Ils sont
aux Bahamas avec
leur nouveau
voilier et ils
sont
actuellement à
Staniel Cay,
devant la baie
des Cochons où
ils semblent
parfaitement
heureux. Il
paraît qu'il
fait très beau
aux Bahamas et
nous leur
souhaitons que
cela continue
encore
longtemps. En
tout cas, en ce
qui nous
concerne,
lorsque nous
avons ramené
notre voilier de
République
Dominicaine, il
y a 5 ans de
cela, nous
devions passer
quelques mois de
vacances aux
Bahamas mais le
temps était si
exécrable, si
froid que nous
avons filé
directement sans
nous attarder...
Tunderstorm
après
Tunderstorm,
j'ai souvenir
des Bahamas avec
un béret sur la
tête et un
foulard dans le
cou, les mains
gelés et les
pieds glacés...
Heureusement,
les saisons se
suivent et ne se
ressemblent pas
!
Bonne nuit !
Silvie
Dimanche le 27
février 2011,
Depuis une
semaine, il
vente à écorner
les boeufs. De
forts vents
entre 18 et 25
noeuds du
NOrd-Est qui
font vibrer le
mat et chanter
les haubans.
Pourtant bien
protégés dans
Ensenada Honda à
Culebra, cette
nuit, nous avons
chassé.
Branle-bas de
combat, tout le
monde sur le
pont et sous la
pluie battante,
en pleine
noirceur, nous
avons remonté
l'ancre et
recommancé notre
ancrage. Daniel
s'est relevé
plusieurs fois
par la suite,
pour s'assurer
de notre
position mais
tout était
correct. Quant
à moi, je me
suis réveillée
avec une
méchante
sinusite, signe
qu'il y a du
pollen dans
l'air...
Heureusement,
j'avais prévu le
coup et j'ai
vite avalé un
Drixoral qui m'a
rapidement remis
sur pied.
Hier, quand nous
avons ancré,
j'étais à la
proue et Daniel
à la roue. La
chaine s'est
bloqué et
l'ancre est
restée suspendue
à deux pieds du
davier et j'ai
été incapable de
la démêler.
Daniel a donc
quitter son
poste pour venir
tirer, de sa
force mâle, sur
la lourde chaine
qui s'était
tassée durant la
traversée
houleuse et
pendant ce
temps, nous
avons légèrement
dérivé vers une
bouée indiquant
de ne pas
dépasser 5
milles à l'heure
dans le port...
Daniel a donc du
ramener un peu
de chaine, par
la suite, pour
clairer la bouée
et lorsque,
cette nuit, nous
l'avons relevée,
il y avait à
peine 30 pieds
de chaine sous
l'eau, ce qui
est nettement
insuffisant. En
général, quand
on ancre, on met
de 4 à 5 fois la
longueur du
voilier en
chaine,
dépendamment du
fond...
Toujours est-il
que, lorsque
nous
retournerons à
la Marina
SunnyBay, pour
aller chercher
Olivier et
Julie, nous
sortirons notre
300 pieds de
chaine sur le
quai de ciment
et nous la
marquerons aux
50 pieds à
l'aide de
surliures, ce
qui nous
permettra d'être
plus précis à
l'avenir...
Ce matin, encore
du gros vent et
un ciel gris.
Malgré tout, il
y a de fortes
percées de
soleil et la
température est
des plus
agréables. Nous
profiterons de
la journée pour
faire quelques
petits travaux,
comme resserrer
les vis des
hublots, tailler
une planche de
travail pour
mettre sur le 2e
évier de cuisine
afin de
ralonger, au
besoin, la
surface de
travail, changer
l'ampoule en
tête de mat,
resserer les
pantures de
l'escalier de
descente,
etc... Quant à
moi, je me lance
dans une sauce à
spagetti qui
mijotera
quelques
heures. Puis,
j'ai envie d'un
bon gâteau aux
noix et
bananes... Et
peut-être un peu
de sucre à la
crème...
En soirée,
puisque c'est
dimanche et que
tout est fermé,
à part les
restos, nous
irons au 5 à 7
du Dingy Dock
Bar où nous
espérons revoir
Ramos, notre
prof de musique
qui nous a donné
notre rame
magique pour
notre dinghy
lors de notre
premier voyage à
Culebra, Leslie
notre masseur
professionnel
qui nous a fait
visiter quelques
propriétés à
vendre et qui a
remis l'épaule
de Lily en
place, et ma
belle Maya qui
parle aux
vents...
Peut-être saura
t'elle me dire
pourquoi il
vente autant
depuis une
semaine ?
Chose sûre, je
me repose
aujourd'hui et
j'entend
commencer la
lecture d'un
livre que je ne
sais qui a
oublié dans le
voilier :
Medicinal plants
and Healing Lore
from Puerto
Rico...
Oups ! Voilà un
grain... On
ferme les
hublots...
Silvie
Lundi le 28
février 2011,
Un réveil sous
la pluie
battante qui
durera 10
minutes,
laissant la
place au gros
soleil sous un
vent hurlant...
Décidément,
depuis quelques
temps, il fait
frais et il
vente très fort
du Nord-Est...
La baie Ensenada
Honda,habituellement
calme et bien
protégée, est
remplie de
moutons blancs,
signe qu'il
vente à plus de
15 noeuds. Je
souhaite
vivement que la
température
redevienne
chaude et belle
pour l'arrivée
d'Olivier et de
Julie, le 3 mars
car ils auront
bien besoin de
soleil, après un
long hiver passé
dans la neige et
le froid...
Depuis quelque
temps, Daniel
observe que la
roue de
direction du
voilier tourne
difficilement.
Pour moi, c'est
à peine
perceptible mais
pour Daniel, il
est temps de
changer le
mécanisme de son
pilote
automatique qui
est composé d'un
moteur
électrique et
d'un cylindre
mécanique. Après
s'être bien
documenté sur le
sujet, il
apparaît que le
moteur,
lorsqu'il
tourne, crée à
la longue de la
poussière de
carbonne qui
finit par
encrasser les
beerings et les
brosses. Lorsque
ces dernières
sont usées et
saturées, la
poussière
accumulée dans
le moteur se
déverse alors
dans le cylindre
qui perd de sa
fluidité,
rendant la roue
moins maniable,
plus difficile à
barrer. Comme la
direction d'un
voilier est un
élément
primordial,
avant de perdre
le contrôle, il
vaut mieux
prévenir que
guérir.
Heureusement,
comme pour
beaucoup
d'équipements
sur le voilier,
Daniel avait en
double le
mécanisme du
pilote
automatique et
il s'affaire à
redonner à la
roue son aisance
naturelle, en
travaillant
couché dans le
fond de la
coque, à la
poupe, à partir
du gouvernail...
Décidément, être
capitaine
demande plus que
de savoir
naviguer, de
connaître les
vents et
l'ajustement des
voiles. Il faut
être mécanicien,
électricien,
plombier et j'en
passe... Tout ce
qui est
mécanique, sur
un voilier,
finit par user
et briser à
l'usage et sans
expérience, un
capitaine ne
ferait pas
longue route
sans qu'il lui
en coûte une
fortune pour
faire réparer,
par des
spécialistes, la
moindre petite
chose, comme
faire un
changement
d'huile, de
filtres, saigner
un moteur,
changer un
impaler, réparer
une génératrice
ou un guindeau,
un pilote
automatique ou
installer un
système radio
amateur et le
faire
fonctionner...
Mais pour
Daniel, qui a
bâti 5 voiliers
en acier de 50
pieds, dans son
jeune temps, il
possède une
connaissance
approfondie de
l'ensemble et de
toutes les
parties
inimaginables
sur un voilier.
De plus, son
expérience de
travail dans la
machinerie
lourde a fait de
lui un
mécanicien
diésel hors pair
pour lequel
aucun problème
ne lui
résiste...
Quelle chance
que j'aie
d'avoir un si
grand capitaine,
si vaillant, si
allumé, si
ingénieux qui
connait son
voilier comme sa
poche en plus de
savoir naviguer,
au sextant comme
à l'estime,
d'être radio
amateur et
constructeur
amateur et
d'avoir plus de
35 000 milles
marins à son
actif... Sans
parler qu'il
aura survécu à
un naufrage de
son premier
voilier, O'Vent,
une goélette en
acier de 50
pieds, dans le
triangle des
Bermudes alors
que lui et son
ami se
trouvaient dans
l'oeil d'un
ouragan sous des
vents de 70
noeuds et des
vagues
déferlantes de
40 pieds.. Quel
courage il aura
eu alors de
reprendre la mer
si tôt revenu
chez lui et de
convoyer des
voiliers de
MOntréal aux
Açores, puis du
Brésil en
Martinique, de
former des
équipiers et de
transmettre ses
connaissances...
Cela m'amène à
penser à Paul,
qui fut un des
premiers
équipiers formés
par Daniel et
que nous avons
eu le plaisir de
rencontrer, tout
à fait par
hasard, aux
Bermudes, lors
de notre
passage. Paul
n'a jamais fait
autre chose que
de naviguer,
depuis 25 ans et
ce fut une
rencontre
mémorable pour
ces deux marins
qui s'étaient
perdus de vue
pendant 25
ans...
La journée s'est
déroulée dans un
état de
béatitude. Entre
la lecture et
les drinks,
j'écoute le vent
hurler. J'ai le
temps de penser
à tout mon monde
et d'écrire
quelques
courriels pour
prendre des
nouvelles de mes
proches. Gaétane
va bien et se
prépare pour sa
retraite
prochaine.
Monica est en
vacances au
Saguenay.
Jacinthe s'est
réservé plein de
massages pour sa
semaine de
relâche et Paule
m'a donné des
nouvelles du
bureau et de mon
ancien patron
qui vient d'être
opéré et qui se
remet
doucement...
Julie et Olivier
ont fait de la
raquette à mon
chalet en fin de
semaine dernière
et ils comptent
les jours avant
de venir nous
rejoindre. Ma
fille Sophie qui
habite en Europe
a une méchante
bronchite mais
elle se soigne
bien et mes
parents vont
bien, malgré
leurs âges
vénérables...
Quant à Francis,
le fils de
Daniel, il
s'occupe bien de
la maison en
notre absence,
tout en
poursuivant ses
études en
finances qui le
passionne. C'est
bon et rassurant
de savoir que
tout le monde va
bien et puisse
cela continuer !
Daniel est
dehors dans le
cockpit et il
regarde un
voilier qui a
raté deux
virement de bord
et qui dérive
trop près de la
berge. Il me dit
: ils vont
s'échouer ! Et
le voìlà qui
part en dinghy
pour prêter main
forte à ces deux
jeunes marins
inexpérimentés
qui se sont
finalement
échoués... Avec
son dinghy, il a
poussé sur le
devant du bateau
afin qu'il se
mette le nez au
vent et par la
suite, il a
poussé par
derrière pendant
que les jeunes
montaient la
grand-voile pour
s'aider... Et
voilà,
l'opération
réussie et
Daniel revient
au voilier,
satisfait !
Nous descendons
à terre pour le
5 à 7 au Dinghy
dock bar mais
avant, on
passera par la
quincaillerie
pour acheter
quelques trucs.
On soupera au
resto ce soir
mais notre choix
n'est pas encore
arrêté... On ira
selon
l'inspiration du
moment et ce
soir, c'est moi
qui invite mon
Capitaine !
Silvie |
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